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À Gand, en Belgique, BeHydro vient de faire certifier par Lloyd’s Register un moteur de bateau fonctionnant exclusivement à l’hydrogène. Présentée comme une première mondiale, cette certification concerne une motorisation destinée aux remorqueurs, aux bateaux-pilotes et aux navires de servitude.
In Ghent, Belgium, BeHydro has just had Lloyd’s Register certify a boat engine running exclusively on hydrogen. Presented as a world first, this certification covers a propulsion system intended for tugboats, pilot boats and service vessels.
Le moteur ne repose pas sur une pile à hydrogène alimentant un moteur électrique. BeHydro a choisi la combustion interne, sur le principe d’un moteur essence ou diesel, avec une conception adaptée à l’hydrogène : forte plage d’inflammabilité, montée rapide en température et risques de pré-allumage. Selon les versions, il développera entre 1200 et 3580 chevaux.
The engine does not rely on a hydrogen fuel cell powering an electric motor. BeHydro chose internal combustion, based on the principle of a gasoline or diesel engine, with a design adapted to hydrogen: a broad flammability range, rapid temperature increase and risks of pre-ignition. Depending on the version, it will deliver between 1200 and 3580 horsepower.
L’entreprise belge a été lancée en 2020 par Anglo Belgian Corporation et CMB.TECH. Elle avait d’abord certifié en 2023 un moteur bicarburant, capable de fonctionner au gazole comme à l’hydrogène. Cette technologie équipe déjà deux remorqueurs : l’Hydrotug 1, qui navigue dans les eaux du port Anvers-Bruges avec 415 Kg d’hydrogène, et un navire fabriqué au Japon, qui stocke 250 kg d’hydrogène et embarque deux moteurs V12 de 4400 chevaux.
The Belgian company was launched in 2020 by Anglo Belgian Corporation and CMB.TECH. It had first certified a dual-fuel engine in 2023, capable of running on diesel as well as hydrogen. This technology is already used in two tugboats: the Hydrotug 1, which operates in the waters of the Port of Antwerp-Bruges with 415 Kg of hydrogen, and a vessel built in Japan that stores 250 kg of hydrogen and carries two V12 engines producing 4400 horsepower.
Concrètement, cette certification porte sur une motorisation hydrogène destinée à des bateaux de service, avec un potentiel de réduction de leurs émissions de CO2. L’intérêt concerne d’abord ces navires, plutôt que les cargos ou les grandes unités : le stockage reste un obstacle majeur, car l’hydrogène est très peu dense dans les conditions atmosphériques normales. Il faut le refroidir à -254°C, le comprimer à plus de 350 bar ou le stocker sous forme d’ammoniac, trois options encore marquées par des défis techniques.
In practical terms, this certification covers a hydrogen propulsion system intended for service boats, with the potential to reduce their CO2 emissions. The benefits initially concern these vessels rather than cargo ships or large units: storage remains a major obstacle, because hydrogen is very low-density under normal atmospheric conditions. It must be cooled to -254°C, compressed to more than 350 bar or stored as ammonia—three options that still present technical challenges.
La technologie est donc certifiée, mais son champ d’application reste circonscrit. Le secteur maritime représente 3% des émissions de CO2 de la planète, et BeHydro propose une piste pour une partie de ses usages : les navires de servitude, là où la puissance requise et les contraintes de stockage peuvent encore être compatibles avec l’hydrogène embarqué.
The technology is therefore certified, but its scope of application remains limited. The maritime sector accounts for 3% of the planet’s CO2 emissions, and BeHydro is offering an option for some of its applications: service vessels, where the power requirements and storage constraints may still be compatible with hydrogen carried on board.