Au Royaume-Uni, des femmes perdent 15,5 % de leur poids en six mois

Huit mille femmes, une plateforme numérique, six mois. Entre novembre 2024 et janvier 2025, 8 127 Britanniques se sont inscrites à un programme proposant un traitement par agonistes des récepteurs du GLP-1, et avaient commencé le traitement avant février 2025. Six mois plus tard, 7 297 d'entre elles disposaient d'une double mesure de poids, et parmi celles-ci la perte moyenne était de 16,1 kg, soit 15,5 % du poids de départ.
Le programme était conçu comme un service numérique structuré, et les femmes le payaient elles-mêmes ; le prestataire l'a en partie subventionné pendant l'étude. 99,8 % des participantes étaient sous tirzépatide, un traitement appartenant à la famille des agonistes des récepteurs du GLP-1. Le groupe présentait un indice de masse corporelle moyen de 38,2, et 88,0 % des participantes étaient blanches. Les auteurs mettent leurs résultats en regard de ceux des essais cliniques randomisés et jugent la réduction moyenne de poids comparable.
Le taux de rétention atteint 91,4 % à six mois, et les auteurs ne signalent aucun effet indésirable grave lié au traitement. La dispersion est large : parmi les participantes pesées, 83,1 % ont perdu au moins 10 % de leur poids et 22,4 % au moins 20 %. Il s'agit de parts des 7 297 femmes pesées, et non des 8 127 ayant commencé le programme.
Le schéma est observationnel. Il n'existe aucun groupe témoin, les participantes paient leurs soins, et le suivi s'arrête à six mois. L'article mentionne lui-même ces limites, qui encadrent les conclusions : les chiffres décrivent ce qui est arrivé à ces femmes dans ce service, et non ce qu'aurait montré un essai randomisé auprès d'elles.
Pour les prestataires de programmes numériques de perte de poids, l'étude ajoute un bilan à six mois portant sur plus de huit mille patientes traitées hors essai, avec des résultats que les auteurs jugent comparables à ceux des essais. Pour une adulte payant elle-même ses soins et ressemblant à cette cohorte, l'étude offre des chiffres à six mois issus d'un service réel plutôt que d'un essai. Pour les autres groupes, l'article ne rapporte aucun résultat, et il n'indique pas si les gains se maintiennent au-delà de six mois.
Sources — lire les originaux(heure de Paris)
Pages consultées pendant la rédaction
Commentaires
Chargement du fil…
Connectez-vous pour écrire un commentaire. Se connecter