Un masque micro-LED booste l’élasticité de 12,8 % avec du PN
Pour 33 participants, l’expérience s’est résumée à un visage divisé en deux : des injections de PN — le traitement de rajeunissement cutané étudié — ont été administrées sur l’ensemble du visage, tandis qu’un masque micro-LED flexible a été appliqué d’un côté pendant huit semaines. Du côté traité, l’élasticité cutanée profonde s’est améliorée de 12,8 %, contre 3,1 % là où les injections étaient utilisées seules.
Le matériel a été conçu autour de la question de la distance. Les masques LED classiques utilisent des structures rigides et des LED à émission ponctuelle qui doivent être éloignées de la peau pour diffuser la lumière, ce qui crée des espaces et des pertes optiques. Le masque de KAIST associe une couche dense de micro-LED à émission surfacique à une couche de diffusion de la lumière et à un support élastique tridimensionnel dont les éléments se déplacent indépendamment le long des contours du visage.
Ce support a fait passer le contact avec la peau de 46,9 % à 78,1 %, réduit à 1,8 mm la distance entre la source lumineuse et la peau, et assuré une uniformité lumineuse de 93,83 % sur huit sites de mesure du visage. Cette approche s’inscrit dans le prolongement d’une étude publiée en 2024 dans Advanced Materials, dans laquelle l’équipe du professeur Keon Jae Lee avait cliniquement fait état d’une amélioration jusqu’à 340 % supérieure de l’élasticité cutanée profonde par rapport aux masques LED classiques.
Le résultat ne se limitait pas à l’élasticité. Le côté traité par micro-LED s’est amélioré pour les cinq mesures d’éclaircissement cutané rapportées, notamment la luminosité, l’uniformité du teint, l’exfoliation, le nombre de cas de mélasma et la surface du mélasma. Des tissus cutanés d’origine humaine traités par micro-LED ont également présenté une expression réduite de MITF et de TYR, des marqueurs associés à la production de mélanine. La récupération de la barrière cutanée a été plus rapide et les rougeurs post-procédure ont davantage diminué ; les chercheurs estiment que cet effet pourrait faire intervenir la production d’ATP mitochondrial et des réponses régénératives.
Concrètement, le masque laisse entrevoir un traitement à domicile susceptible de prolonger l’effet d’une injection pratiquée en clinique en agissant sur l’éclaircissement et la récupération post-procédure, plutôt que de remplacer l’injection. Ses limites sont tout aussi claires : chaque participant a reçu des injections de PN, la comparaison portait sur les deux côtés d’un même visage et l’étude a duré huit semaines. Un produit associé issu de la collaboration entre KAIST et AMOREPACIFIC est prévu au Japon au 4e trimestre 2026 et aux États-Unis au 1er trimestre 2027.
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