USC développe des bobines d’IRM flexibles, en test
Un nourrisson se trouve au centre d’un problème conçu pour les adultes : une bobine d’IRM peut être trop éloignée d’un petit corps, créant des espaces qui affaiblissent le signal. Des chercheurs de l’Université de Californie du Sud ont développé une solution flexible imprimée en 3D qui, lors des tests, a produit un contraste d’image environ quatre fois supérieur à celui des versions commerciales standard.
Ces dispositifs sont des bobines — des antennes qui captent les signaux produits par un appareil d’IRM. Yasser Khan, professeur assistant à la Viterbi School of Engineering de USC, dirige le laboratoire qui les conçoit et les imprime. L’équipe a consacré environ trois ans au développement d’un procédé permettant d’imprimer de l’encre d’argent conductrice sur un élastomère thermoplastique, un matériau qui s’étire de 5–10 % et permet à la bobine de se plier et de suivre les mouvements du corps.
La différence pratique tient à la rapidité et à l’ajustement. Chaque capteur peut être fabriqué en moins de 10 minutes pour environ 30 dollars, tandis qu’un modèle sur mesure pourrait être conçu pour un enfant, puis refait à mesure que celui-ci grandit. Le laboratoire de Khan a travaillé avec le Dynamic Imaging Science Center, dirigé par Krishna Shrinivas Nayak, ainsi qu’avec John Wood, directeur de l’IRM cardiovasculaire à l’Hôpital pour enfants de Los Angeles.
Qu’est-ce que cela change en pratique ? Si les performances rapportées se confirment lors d’une utilisation clinique, les enfants pourraient bénéficier d’équipements d’IRM épousant mieux leur corps et permettant potentiellement aux médecins d’obtenir des images plus nettes à mesure qu’ils grandissent. Pour l’instant, il s’agit d’un objectif de développement, et non d’un service déployé : le résultat concernant le contraste provient des tests de l’équipe, et la source ne décrit pas d’utilisation courante dans les hôpitaux.
Le projet montre aussi pourquoi la bobine n’a pas été développée isolément. L’accès à un appareil d’IRM, ainsi que les échanges avec des cardiologues, des radiologues et des spécialistes de l’imagerie, ont rapproché le travail d’ingénierie de Khan des besoins de l’imagerie pédiatrique. Le résultat est un dispositif peu coûteux visant à résoudre un problème récurrent : préserver la qualité des images à mesure que l’enfant change.
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