Jeudi 27 août 2026

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Le MIT crée en laboratoire un capteur à ingérer de 6 × 4 mm

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Traduit par IA, langue d’origine : anglais — voir le texte original. 2 langues disponibles, la vôtre s’ajoute en un clic.

Un thermomètre avalé plutôt que placé sous la langue poserait normalement un problème pratique : sa taille. Les quelques capteurs de température à ingérer disponibles sur le marché sont décrits comme suffisamment volumineux pour être difficiles à avaler et risquer de bloquer le tractus gastro-intestinal. Au MIT, des ingénieurs ont construit une capsule de seulement 6 × 4 millimètres, conçue pour envoyer en continu des relevés de température depuis l’intérieur du corps.

Le cœur du dispositif tient sur une puce en silicium d’un millimètre carré. Son oscillateur utilise le courant de fuite — le faible courant qui circule dans un circuit même lorsque celui-ci est éteint —, et ce courant modifie la fréquence à mesure que la température environnante change. Le circuit peut détecter la température à 0,01 °C près, selon les travaux du MIT, et être alimenté par une pile bouton de 1,55 volt.

Le système de transmission est conçu pour économiser l’énergie. La rétrodiffusion permet à l’antenne interne du capteur de moduler une onde radio à ultra-haute fréquence envoyée par une antenne située à l’extérieur du corps, puis de renvoyer ce signal. L’antenne externe interprète les variations de l’onde et calcule la température, ce qui permet de maintenir une grande partie des besoins en énergie à l’extérieur de la capsule plutôt qu’à l’intérieur.

Et concrètement ? Un clinicien pourrait à terme disposer d’un signal continu de température interne pour surveiller les infections, notamment chez les patients immunodéprimés, au lieu de s’appuyer uniquement sur des mesures buccales ou frontales ponctuelles. Les chercheurs citent également les patients pendant et après une anesthésie, les enfants fiévreux, le suivi de l’ovulation, les sportifs, les soldats et d’autres personnes exposées à des températures extrêmes. Il s’agit d’applications envisagées : les informations disponibles décrivent le capteur comme un résultat de laboratoire, et non comme un dispositif déjà utilisé sur des patients.

Saransh Sharma, ancien chercheur postdoctoral du MIT désormais à l’université de Cambridge, est le premier auteur de l’article consacré à ces travaux. Giovanni Traverso, professeur associé de génie mécanique au MIT, estime que la capacité à surveiller les infections pourrait contribuer à les détecter plus tôt, en particulier chez les personnes présentant un risque élevé. Lui-même et Anantha Chandrakasan, provost du MIT, sont les auteurs principaux.

6 × 4 millimètresTaille du capteur de température à ingérer

Sources — lire les originaux(heure de Paris)

MIT Technology ReviewEN
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