IMC normal : risque moindre de progression du diabète de type 1
Chez 833 personnes présentant déjà un signe d’alerte auto-immun du diabète de type 1, les quelques années suivantes ont été associées à un profil statistique différent lorsque leur catégorie de poids a changé. Une équipe dirigée par le Baylor College of Medicine a constaté que les participants passés du surpoids ou de l’obésité à une plage d’indice de masse corporelle normale présentaient un risque inférieur d’environ 48 % d’évoluer vers une maladie clinique, par rapport à ceux restés dans les catégories supérieures.
Les participants faisaient partie de TrialNet, une étude de prévention du diabète de type 1, et tous présentaient des autoanticorps anti-îlots — des marqueurs sanguins indiquant que le système immunitaire attaquait les cellules du pancréas productrices d’insuline. Les chercheurs les ont suivis pendant environ 4 ans. Au cours de cette période, environ 27 % sont entrés dans la plage d’IMC normale.
L’association n’était pas uniformément répartie. Elle était la plus forte chez les garçons de moins de 12 ans et les filles âgées de 12 à 17 ans, tandis que la normalisation de l’IMC n’était pas clairement associée à une baisse du risque de progression chez les adultes. Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune : lorsque les cellules productrices d’insuline sont endommagées, l’organisme perd l’hormone nécessaire pour utiliser comme énergie le sucre qui circule dans le sang.
Pour les familles et les professionnels de santé, le message pratique constitue une piste de recherche, pas une prescription. Chez les enfants, atteindre un IMC normal ne signifie pas nécessairement perdre du poids ; cela peut se produire lorsque la prise de poids ralentit ou se stabilise tandis que l’enfant grandit. Une trajectoire de poids saine pourrait faire partie des efforts visant à déterminer si la progression peut être retardée, aux côtés du dépistage précoce et des traitements approuvés qui existent déjà pour certaines personnes présentant un risque accru.
La limite est claire. Il s’agissait d’une étude observationnelle : elle a donc mis en évidence une association sans prouver qu’une baisse de l’IMC prévient ou retarde le diabète de type 1. L’équipe de Baylor appelle à la réalisation d’un essai d’intervention prospectif pour tester cette possibilité, tandis que les raisons du signal plus marqué chez les jeunes restent à l’étude.
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