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Zwei Namen markieren den ersten Anschluss an die digitale Infrastruktur der deutschen Justiz: Baden-Württemberg und Niedersachsen sind an das bundesweite Justiznetz angebunden. Das Bundesjustizministerium sieht darin eine wichtige Voraussetzung für die Justizcloud, die Gerichten und Staatsanwaltschaften künftig den Zugriff auf benötigte Standardsoftware ermöglichen soll.
Deux noms marquent la première connexion à l’infrastructure numérique de la justice allemande : le Bade-Wurtemberg et la Basse-Saxe sont raccordés au réseau judiciaire national. Le ministère fédéral de la Justice y voit une condition importante pour le cloud de la justice, qui doit à l’avenir permettre aux tribunaux et aux parquets d’accéder aux logiciels standard dont ils ont besoin.
Das Netz verbindet die Rechenzentren von Bund und Ländern seit 2025 und funktioniert als sogenannte „Private Community Cloud“ – ein gemeinsamer, abgeschirmter Verbund. Einheitliche Fachverfahren könnten dadurch günstiger werden und den Austausch zwischen zuständigen Stellen vereinfachen. Das betrifft nicht nur Straf-, Verwaltungs- und Zivilverfahren, sondern auch Grundbücher sowie Handels-, Vereins- und Stiftungsregister.
Le réseau relie les centres de données de l’État fédéral et des Länder depuis 2025 et fonctionne comme un « Private Community Cloud », c’est-à-dire un écosystème commun et cloisonné. Des applications métier uniformisées pourraient ainsi coûter moins cher et simplifier les échanges entre les services compétents. Cela concerne non seulement les procédures pénales, administratives et civiles, mais aussi les livres fonciers ainsi que les registres du commerce, des associations et des fondations.
Auch der elektronische Rechtsverkehr soll sich dadurch verändern. Der Versand rechtssicherer Justizunterlagen über das Elektronische Gerichts- und Verwaltungspostfach, kurz EGVP, ist seit 20 Jahren üblich. Wenn Dokumente innerhalb des Cloudverbunds freigegeben, abgerufen und ausgetauscht werden können, soll dieser Versand entfallen oder deutlich zurückgehen.
Les échanges judiciaires électroniques devraient également évoluer. L’envoi de documents judiciaires juridiquement valides par l’Elektronisches Gerichts- und Verwaltungspostfach, ou EGVP, est la norme depuis 20 ans. Si les documents peuvent être partagés, consultés et échangés au sein de l’écosystème cloud, ces envois pourraient disparaître ou fortement diminuer.
Der Aufbau bleibt föderiert: Die virtualisierte Infrastruktur kommt unter anderem aus Baden-Württemberg, Hessen und Niedersachsen, Dataport übernimmt die IT-Sicherheit. Für Störungen und Anfragen ist das Berliner IT-Dienstleistungszentrum zuständig; dort läuft dafür gehostete Software des US-Anbieters ServiceNow. Bayern soll noch in diesem Jahr folgen, alle weiteren Bundesländer im Laufe des Jahres 2027. Auch der Bund mit Bundesgerichten und Bundesanwaltschaft soll dann angeschlossen sein.
Le déploiement reste fédéré : l’infrastructure virtualisée provient notamment du Bade-Wurtemberg, de la Hesse et de la Basse-Saxe, tandis que Dataport prend en charge la sécurité informatique. Le centre berlinois de services informatiques est responsable des incidents et des demandes ; le logiciel hébergé de l’entreprise américaine ServiceNow y est utilisé à cette fin. La Bavière devrait suivre cette année, puis tous les autres Länder au cours de 2027. L’État fédéral, avec ses tribunaux et le parquet fédéral, devrait également être connecté à ce moment-là.
Und was ändert das konkret? Für Gerichte und Staatsanwaltschaften könnte der Zugriff auf gemeinsame Fachverfahren Doppelentwicklungen verringern und den Austausch innerhalb der Justiz vereinfachen. Der Anspruch ist noch nicht gleichbedeutend mit einem fertigen bundesweiten Dienst: Die Nutzung der Cloud muss sich erst über die verschiedenen Landes-IT-Dienstleister hinweg bewähren. Im April beschloss der E-Justice-Rat außerdem, den Strafvollzug mit cloudfähiger Gefangenenverwaltung, einem digitalen Gefangenenkonto und einer „Smart Prison Infrastruktur“ einzubeziehen.
Et concrètement, qu’est-ce que cela change ? Pour les tribunaux et les parquets, l’accès à des applications métier communes pourrait réduire les développements redondants et simplifier les échanges au sein de la justice. Cette ambition ne signifie pas encore qu’un service national est achevé : l’utilisation du cloud doit d’abord faire ses preuves entre les différents prestataires informatiques des Länder. En avril, le Conseil E-Justice a également décidé d’intégrer l’administration pénitentiaire, avec une gestion des détenus compatible avec le cloud, un compte numérique pour les détenus et une « Smart Prison Infrastruktur ».