Rhabdomyosarcome : le PET pourrait éviter une biopsie médullaire
Avant une chimiothérapie ou une intervention chirurgicale, chaque patient d’une étude internationale a subi deux examens visant à rechercher un cancer dans la moelle osseuse : un prélèvement standard et un examen FDG-PET. L’étude a inclus plus de 300 personnes atteintes d’un rhabdomyosarcome, un cancer rare des tissus musculaires qui représente environ 60 % des sarcomes des tissus mous chez l’enfant. Les résultats suggèrent qu’un examen d’imagerie pourrait éviter à de nombreux patients une procédure à l’aiguille.
Jusqu’à présent, le prélèvement de moelle osseuse était considéré comme la référence pour déterminer si la tumeur s’était propagée à la moelle osseuse. Mais il est douloureux et rend compte de ce qui se passe au niveau du site de ponction ; si les cellules tumorales sont réparties de manière inégale dans la moelle, le prélèvement peut ne pas les détecter. Le FDG-PET fournit une image de l’ensemble du corps : les cellules cancéreuses consomment plus d’énergie que les cellules saines et accumulent le sucre faiblement radiomarqué, ce qui permet au scanner de révéler les tissus suspects. Les patients ne reçoivent qu’une faible quantité de rayonnement, selon les chercheurs.
L’étude a montré que trois quarts des patients ne présentaient aucune atteinte de la moelle osseuse. Chez le quart restant, le prélèvement et le FDG-PET ont tous deux mis en évidence une atteinte dans environ 70 % des cas, tandis que 30 % des diagnostics positifs reposaient uniquement sur l’imagerie PET. Dans un cas, le prélèvement a été le seul à détecter une atteinte que le PET n’avait pas révélée.
Le protocole proposé est simple : utiliser d’abord le FDG-PET et éviter le prélèvement lorsque l’examen ne montre aucun foyer médullaire fixant le FDG. Un examen anormal devrait néanmoins être confirmé par un prélèvement de moelle osseuse ou une imagerie par résonance magnétique, car les lésions et les inflammations peuvent également produire un résultat positif. Les chercheurs décrivent un examen positif comme un indice fort, et non comme un diagnostic définitif.
Qu’est-ce qui changerait en pratique ? Pour les patients dont l’examen FDG-PET est négatif, les résultats suggèrent qu’environ trois quarts pourraient probablement éviter une biopsie médullaire douloureuse. L’étude plaide pour une inversion de l’ordre des examens plutôt que pour l’abandon des prélèvements : le PET examinerait d’abord l’ensemble du corps, tandis que le prélèvement ou l’IRM resterait disponible pour vérifier les zones suspectes. Les chiffres de l’étude proviennent d’une analyse rétrospective, et les chercheurs recommandent cette approche pour l’avenir.
Sources — lire les originaux(heure de Paris)
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