Pandora, de la NASA, étudie au moins 20 atmosphères d’exoplanètes
Une planète passe devant une étoile lointaine, et la lumière stellaire qui atteint la Terre porte une faible trace de son atmosphère. La mission Pandora de la NASA a commencé ces observations, en ciblant au moins 20 exoplanètes — des mondes situés hors de notre système solaire — ainsi que les étoiles autour desquelles elles orbitent.
Le problème est que le signal ne provient pas uniquement de la planète. Pendant un transit, une partie de la lumière traverse l’atmosphère de l’exoplanète, où des molécules peuvent imprimer des empreintes chimiques à des longueurs d’onde caractéristiques. Mais l’étoile hôte possède aussi des régions plus brillantes appelées facules et des zones plus froides et sombres, semblables aux taches solaires ; ces caractéristiques changent à mesure que l’étoile tourne et peuvent fausser le signal atmosphérique, notamment lors de la recherche d’eau.
Pandora est conçu pour observer les deux aspects du problème simultanément. Son télescope, d’environ 18 pouces (45 centimètres) de diamètre, mesurera la lumière stellaire dans le visible et le proche infrarouge, tout en enregistrant le spectre proche infrarouge de la planète pendant un transit. Au cours de sa mission primaire d’un an, la NASA prévoit d’observer chaque cible 10 fois, chaque observation couvrant 24 heures et incluant un transit.
Et concrètement ? Les astronomes devraient disposer d’un moyen plus fiable de distinguer la composition chimique d’une planète des variations trompeuses de son étoile. Cela compte d’abord pour l’interprétation des données du télescope spatial James Webb de la NASA, dont le temps d’observation ne permet pas régulièrement de telles observations prolongées, puis pour les observatoires qui recherchent des mondes potentiellement habitables. Le détecteur proche infrarouge de Pandora avait initialement été développé comme pièce de rechange pour Webb.
Selon la NASA, le vaisseau spatial est en bon état et ses instruments fonctionnent comme prévu. Elisa Quintana, du Goddard Space Flight Center de la NASA, dirige la mission, tandis que Lawrence Livermore National Laboratory assure l’ingénierie et la gestion du projet. Ces mesures seront précieuses, mais Pandora vient seulement d’entrer en phase d’opérations scientifiques ; les résultats devront encore découler de la campagne d’observation prévue.
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