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Les scanners cardiaques de routine n’apportent aucun bénéfice après un infarctus écarté

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Traduit par IA, langue d’origine : anglais — voir le texte original. 2 langues disponibles, la vôtre s’ajoute en un clic.

La douleur thoracique pousse les patients à franchir les portes des urgences à la recherche d’une réponse : le cœur est-il en train de subir un infarctus ? Dans l’essai britannique TARGET-CTCA, 3 170 patients dont l’infarctus avait été écarté ont reçu soit une angiographie coronaire par scanner — la CTCA, un examen d’imagerie qui recherche un rétrécissement des artères coronaires — soit les soins habituels. Après trois ans, le scanner n’avait pas réduit le risque d’infarctus ou de décès d’origine cardiaque.

Les chiffres étaient proches. 7,1 % des patients affectés à la CTCA ont fait un infarctus ou sont décédés d’un infarctus, d’une insuffisance cardiaque ou d’un décès cardiaque subit, contre 7,3 % dans le groupe bénéficiant des soins habituels. L’essai a été présenté au congrès de la Société européenne de cardiologie à Munich et publié dans le New England Journal of Medicine.

Les patients n’étaient pas considérés comme totalement exempts de risques. Tous avaient un taux de troponine cardiaque supérieur à 5 ng/L, ce qui les plaçait dans une catégorie de risque intermédiaire selon les recommandations européennes. Les dosages de troponine détectent dans le sang les signes d’une lésion cardiaque ; les médecins utilisent ensuite ce résultat, avec l’évaluation réalisée aux urgences, pour décider si des examens supplémentaires sont nécessaires. Dans l’essai, 1 587 personnes ont reçu une CTCA en plus des soins habituels, tandis que 1 583 ont reçu les seuls soins habituels, leur médecin généraliste décidant du traitement de suivi.

Les scanners ont bien détecté des maladies : 32 % des patients examinés avaient des artères coronaires normales, tandis qu’une maladie non obstructive a été constatée chez 42 % d’entre eux et une maladie obstructive chez 23 %. Pourtant, au cours du suivi, 112 personnes du groupe CTCA ont fait un infarctus ou sont décédées d’une cause cardiaque, contre 116 dans le groupe des soins habituels, malgré une prise plus fréquente de traitements préventifs dans le groupe ayant passé un scanner. Les résultats étaient également similaires chez les personnes n’ayant jamais reçu de diagnostic de maladie cardiaque.

Qu’est-ce qui change dans la pratique ? Une fois que les médecins sont certains d’avoir écarté un infarctus, une CTCA précoce systématique pourrait ne pas être nécessaire pour ce groupe. Cela pourrait simplifier le suivi, réduire la demande adressée aux services d’imagerie et de cardiologie déjà fortement sollicités et diminuer les coûts des soins sans aggraver les résultats mesurés. La première étape, elle, ne change pas : une douleur ou une gêne thoracique soudaine qui ne disparaît pas nécessite toujours d’appeler une ambulance et de se soumettre à une évaluation en urgence.

7,1 %Patients ayant passé une CTCA ayant fait un infarctus ou étant décédés d’une cause cardiaque dans les trois ans

Sources — lire les originaux(heure de Paris)

Medical XpressEN
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