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Les bactéries intestinales créent des composés protecteurs chez la souris

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Traduit par IA, langue d’origine : anglais — voir le texte original. 2 langues disponibles, la vôtre s’ajoute en un clic.

Une assiette d’épinards, de betteraves ou d’autres aliments végétaux pourrait fournir davantage que de simples nutriments. Des chercheurs de Karolinska Institutet ont découvert que les bactéries intestinales peuvent transformer le nitrate alimentaire et le fer d’origine végétale, ou fer non héminique, en complexes dinitrosylés du fer, appelés DNIC — des molécules susceptibles d’influencer la santé cardiovasculaire et métabolique. Ces effets sur la santé ont été observés chez la souris, pas encore chez l’être humain.

L’équipe a identifié des DNIC dans les tissus grâce à des expériences menées sur des souris, des cellules, des bactéries et des échantillons humains. Les molécules étaient absorbées par l’organisme et principalement transportées vers le foie et les reins. Chez les souris dépourvues de microbiote, elles étaient totalement absentes, ce qui suggère que le microbiote intestinal joue un rôle essentiel dans leur production. Cette découverte ajoute un mécanisme biologique précis au lien plus général entre les régimes riches en végétaux et la santé.

Lorsque les chercheurs ont augmenté les taux de DNIC au moyen de compléments alimentaires contenant du nitrate et du fer, ou en administrant des DNIC synthétiques, plusieurs marqueurs se sont améliorés dans un modèle animal de maladie cardiovasculaire et métabolique. L’étude a fait état d’une baisse de la pression artérielle, d’une meilleure fonction vasculaire, d’un meilleur contrôle de la glycémie et d’une réduction de l’accumulation de graisse dans le foie. Andrei L. Kleschyov, premier auteur et coauteur correspondant de l’étude, a déclaré que les résultats montrent comment les bactéries intestinales peuvent transformer des composants alimentaires en molécules biologiquement actives.

Pour l’être humain, la conclusion immédiate n’est ni un nouveau complément ni un traitement dont l’efficacité serait démontrée. Il s’agit d’une hypothèse plus précise : ce que le microbiote intestinal fait des nutriments pourrait compter autant que les nutriments eux-mêmes. Cela pourrait à terme aider les chercheurs à étudier des moyens d’influencer les maladies cardiométaboliques par l’alimentation, mais les taux de DNIC pertinents, leur transport et leurs effets doivent encore être mesurés chez l’être humain.

L’étude a été publiée dans Cell par des chercheurs de Karolinska Institutet, de University Medical Centre Hamburg-Eppendorf et de Johannes Gutenberg University Medical Centre Mainz. Ses résultats reposent largement sur des modèles expérimentaux, et les chercheurs estiment que des travaux supplémentaires sont nécessaires avant de pouvoir évaluer cette voie comme intervention de santé chez l’être humain.

Sources — lire les originaux(heure de Paris)

Medical XpressEN
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