Jeudi 27 août 2026

Aube.

Les nouvelles du progrès
LaboSource unique

Une étude chez la souris identifie des centres immunitaires crâniens

Langues de cet articleComparer à l’original

Traduit par IA, langue d’origine : anglais — voir le texte original. 2 langues disponibles, la vôtre s’ajoute en un clic.

Sous le cuir chevelu d’une souris atteinte d’un glioblastome, un gel contenant trois protéines stimulant le système immunitaire a déclenché une réponse à un endroit que les scientifiques n’avaient pas encore identifié : la moelle osseuse du crâne. Des chercheurs de la faculté de médecine de l’université Washington à Saint-Louis y ont découvert des centres immunitaires semblables à des ganglions lymphatiques et montré qu’ils peuvent réagir au cancer du cerveau avant que des ganglions lymphatiques plus éloignés ne reçoivent le signal.

Cette découverte remet en question l’idée, longtemps largement admise, d’un cerveau largement coupé des défenses immunitaires. L’équipe de Jonathan Kipnis avait déjà identifié des vaisseaux lymphatiques dans la dure-mère, la membrane qui entoure le cerveau, ainsi que de minuscules canaux reliant le crâne, la dure-mère et le cerveau. Dans la nouvelle étude menée chez la souris, des protéines quittant le cerveau par ces canaux ont conduit les chercheurs vers des structures normalement associées aux ganglions lymphatiques.

Ces structures ne sont pas de simples sites de stockage. Elles servent de terrains d’entraînement où les lymphocytes T auxiliaires folliculaires — des cellules immunitaires qui aident les lymphocytes B — favorisent la production de grandes quantités d’anticorps. Lorsque les chercheurs ont perturbé les centres crâniens à l’aide d’un médicament, les tumeurs de glioblastome ont progressé plus rapidement et les souris ont vécu moins longtemps. Ce résultat suggère que le cerveau utilise ce poste immunitaire proche comme première ligne de défense.

L’équipe a ensuite ciblé ce même endroit avec un gel appliqué directement sous le cuir chevelu. La réponse immunitaire qui en a résulté a commencé dans la moelle osseuse du crâne avant d’apparaître dans les ganglions lymphatiques voisins situés à l’extérieur du crâne. Les souris traitées ont mieux rejeté les tumeurs et ont vécu plus longtemps que les souris témoins. L’étude a également mis en évidence des cellules immunitaires similaires dans la moelle osseuse du crâne humain, sans toutefois montrer que le gel fonctionne chez l’humain.

Qu’est-ce que cela change concrètement ? Le crâne pourrait devenir une voie pour de futurs traitements visant les réponses immunitaires à proximité du cerveau, ce qui permettrait potentiellement d’éviter certains effets sur le reste de l’organisme. Pour l’instant, les données sur le traitement du cancer se limitent aux souris, tandis que l’observation chez l’humain montre seulement la présence de cellules similaires — et non l’existence démontrée d’un organe ou d’un traitement immunitaire humain.

Sources — lire les originaux(heure de Paris)

Medical XpressEN
0000

À lire ensuite

Commentaires

Chargement du fil…

Connectez-vous pour écrire un commentaire. Se connecter