Une étude teste des visages anime et animaliers sur un robot social
À travers un casque de réalité augmentée, 24 volontaires ont vu des visages et entendu des voix apparaître sur Qoobo, un robot social doux, semblable à un coussin, doté d’une queue mobile. L’équipe de l’université de Glasgow a constaté que les visages animaliers et anime constituaient les combinaisons les plus séduisantes lors de ses tests.
Les chercheurs Shaun Macdonald et Josh Yip ont conçu cinq styles de visages virtuels : animalier, robotique, inspiré des emojis, inspiré des anime et un design composé uniquement d’yeux. Ils les ont associés à des miaulements de chat, à des vocalisations humaines, à des bruits électroniques, à de la musique et à de l’« animalese », les sons inintelligibles utilisés par les personnages de Animal Crossing de Nintendo. La réalité augmentée a permis de tester rapidement ces designs sur le corps du même robot physique.
Les visages animaliers fonctionnaient bien avec le corps lui-même animalier de Qoobo. Les visages anime ont obtenu des scores tout aussi élevés, offrant davantage de possibilités d’expression qu’un véritable animal de compagnie tout en donnant l’impression d’avoir affaire à une créature évoquant un animal de compagnie. Les visages ont systématiquement fait mieux que les sons lorsque les volontaires évaluaient la communication des émotions et la création d’un lien. Les sons humains étaient plus faciles à interpréter sur le plan émotionnel, mais les sons animaliers plaisaient davantage ; l’« animalese » a lui aussi obtenu un score élevé malgré son caractère inintelligible.
Le résultat était moins net qu’un simple test de lisibilité. Les volontaires ont déclaré qu’il était important de comprendre les émotions du robot, mais la lisibilité influençait peu les designs qu’ils préféraient. Les propriétaires d’animaux ont également réagi différemment : ils étaient davantage susceptibles de considérer les prototypes animaliers comme de véritables animaux de compagnie et les visages robotiques comme des machines. Les chercheurs affirment qu’aucun visage ni aucune voix ne séduit universellement.
Qu’est-ce que cela change en pratique ? Ces travaux suggèrent que les concepteurs pourraient utiliser la réalité augmentée pour permettre aux propriétaires d’essayer ou de personnaliser de nouveaux visages, de nouvelles voix et de nouvelles fonctions sur des robots sociaux existants, ce qui pourrait prolonger leur durée d’utilisation. Cela reste une possibilité de conception, et non une fonctionnalité déployée : les éléments disponibles proviennent d’une petite expérience menée auprès de volontaires, et l’article devait être présenté à MobileHCI 2026 à Swansea, au pays de Galles.
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