Jeudi 27 août 2026

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Des fossiles révèlent sept espèces de requins éteintes en Égypte

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Traduit par IA, langue d’origine : anglais — voir le texte original. 2 langues disponibles, la vôtre s’ajoute en un clic.

Sur le plateau d’Abu-Tartur, dans le désert Occidental égyptien, une nouvelle visite d’un gisement fossilifère a livré 14 dents de requins — longues et fines, fortement courbées, larges ou dentelées. L’équipe dirigée par Tarek Yassin, paléontologue à l’Université du Caire, a identifié sept espèces éteintes, dont cinq n’avaient encore jamais été documentées à Abu-Tartur.

La découverte provient de la formation de Duwi, riche en phosphates, qui correspond au fond d’une mer intérieure peu profonde recouvrant une partie de la région il y a environ 80 millions d’années. Reliées à la marge méridionale de l’ancien océan Téthys, ses eaux chaudes abritaient un écosystème marin bien avant que la baisse du niveau de la mer et les mouvements tectoniques n’exposent les fonds marins pour les transformer en désert.

Ces dents sont importantes, car les squelettes de requins sont principalement constitués de cartilage, qui se fossilise rarement. Les dents constituent donc les traces fossiles les plus fiables des anciennes populations de requins. La comparaison de leur morphologie avec les archives fossiles existantes a permis d’identifier notamment Cretalamna cf. maroccana, Scapanorhynchus cf. raphiodon, Serratolamna cf. serrata, Squalicorax bassanii et Squalicorax pristodontus. Deux espèces — Serratolamna cf. serrata et Squalicorax bassanii — n’avaient jamais été documentées nulle part en Égypte.

Leur forme révèle également un écosystème plus structuré qu’une simple population de requins partageant un habitat uniforme. Les chercheurs associent Squalicorax aux environnements proches du rivage ou à la partie interne du plateau continental, tandis que Scapanorhynchus indique des eaux plus profondes sur la partie externe du plateau et le talus. La diversité des dents suggère des stratégies alimentaires et des zones de vie différentes au sein de cette même mer ancienne.

Et concrètement, qu’est-ce que cela change ? Cette découverte permet aux paléontologues de mieux cartographier la répartition de la vie marine dans les mers tropicales d’Afrique du Nord, avant que la région ne devienne un désert. Il s’agit toujours d’un registre fossile constitué à partir de dents, et non d’un recensement complet : les éléments disponibles montrent quels requins étaient présents et donnent des indications sur leurs habitats, mais ne reconstituent pas l’ensemble de l’écosystème.

14Dents de requins fossilisées découvertes à Abu-Tartur

Sources — lire les originaux(heure de Paris)

Interesting EngineeringEN
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