Haddy imprime le bateau-drone TF-179 avec une micro-usine de huit robots
Dans la micro-usine de Haddy, d’une superficie de 32 000 pieds carrés au centre-ville de Saint-Pétersbourg, huit robots transforment une expérience industrielle en bateau. L’entreprise a produit le TF-179 Drone Boat grâce à l’impression 3D robotisée grand format, mais n’a pas divulgué son client, sa mission, ses dimensions, sa propulsion ni ses matériaux.
Les machines expliquent pourquoi la coque est plus importante que les spécifications manquantes du bateau. Sept des huit systèmes Flexbot de Haddy se déplacent sur des rails et impriment latéralement contre un support vertical tandis que le bras robotisé se déplace le long de la voie. Les mêmes cellules combinent fabrication additive et finition CNC, sous le contrôle de Siemens Sinumerik. Le cofondateur de Haddy, Maarten Logtenberg, a déclaré que cette installation pourrait rendre accessibles des bateaux imprimés de 40 mètres.
Il ne s’agit pas du premier navire sans équipage de Haddy, mais son entrée dans le secteur de la défense est récente. Le Harbinger de HavocAI, un navire autonome semi-submersible de 40 ft destiné à la logistique et au ravitaillement dans des zones contestées, a été conçu, construit, intégré et mis à l’eau en moins de 30 jours. Sa coque a été imprimée et livrée en neuf jours, l’intégration prenant moins d’une semaine. Cette plateforme était un véhicule d’essai à échelle réduite, conçu pour tester des comportements autonomes plutôt que pour être déployé.
Haddy étend désormais cette logique de production au-delà de la Floride. En avril, la division maritime de Red Cat Holdings, Blue Ops, a signé un partenariat pour installer des systèmes de production robotisés pilotés par l’IA dans son site de Valdosta, en Géorgie, avec pour objectif de doubler environ la production de ses gammes de navires de surface sans équipage de cinq et sept mètres. L’accord rend également le réseau de micro-usines de Haddy disponible comme capacité d’appoint, permettant de déplacer la production d’un site à l’autre ou de la rapprocher des zones de déploiement.
Concrètement, cela pourrait permettre aux chantiers navals de produire des coques en quantité sans fabriquer de nouveau moule pour chaque variante, tout en réduisant le temps et la distance nécessaires au déplacement de grandes structures. C’est important pour les bateaux sans équipage, dont les designs peuvent évoluer rapidement et dont la demande peut se déplacer d’un site à l’autre. Mais le TF-179 lui-même reste difficile à évaluer : aucun profil de mission ni aucune donnée de performance n’ont été publiés, et la durabilité des coques imprimées sur la durée de vie d’un navire militaire doit encore être démontrée avec différents matériaux et fournisseurs.
Haddy a montré qu’il était possible d’imprimer rapidement une coque. L’étape suivante consiste à transformer cette vitesse en un processus de production maritime qualifié et reproductible.
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