La mise en service débute dans l’usine d’hydrogène vert de 2,2 GW en Arabie saoudite
Dans le cadre d’un vaste projet d’énergie renouvelable en Arabie saoudite, les équipements ont commencé leur transfert des constructeurs aux exploitants. Neom Green Hydrogen Company a entamé la mise en service de son usine de 2,2 GW d’hydrogène vert et d’ammoniac, une coentreprise entre Acwa, Air Products et Neom. L’entreprise prévoit la disponibilité des produits en 2027.
L’usine est construite autour de sites de production d’énergie solaire et éolienne totalisant 4 GW, dont l’achèvement était prévu pour la mi-2026, selon l’entreprise. Une fois opérationnelle, cette installation alimentée par le vent et le soleil produira jusqu’à 600 tonnes par jour d’hydrogène vert. Sungrow a déclaré qu’elle fournirait la technologie d’onduleurs du projet, notamment sa solution d’onduleur modulaire 1+X. En mars, Neom Green Hydrogen Company a déclaré que la construction était achevée à 90 % sur l’ensemble des sites.
L’étape de mise en service vérifie que l’électricité renouvelable, les électrolyseurs et la production d’hydrogène peuvent fonctionner ensemble comme un seul système industriel. Les sources ne font pas encore état d’une production de produits ni d’un test de performance indépendant : le chiffre de 600 tonnes reste donc la capacité de production annoncée par le projet, et non un résultat démontré en exploitation.
Le tableau d’ensemble évolue dans les deux sens. Au port d’Anvers-Bruges, en Belgique, Power to Hydrogen a livré et commencé à installer un électrolyseur à membrane échangeuse d’anions de 500 kW. L’entreprise affirme que son système peut réagir aux variations de l’énergie renouvelable en moins de 50 millisecondes et que son approche en matière de matériaux pourrait réduire les coûts d’investissement jusqu’à 65 % par rapport à des électrolyseurs PEM comparables. Ces affirmations émanent du développeur, et le lancement public est prévu en septembre.
Qu’est-ce qui change en pratique ? Neom montre que l’hydrogène vert atteint la phase de mise en service à l’échelle de plusieurs gigawatts, tandis qu’Anvers se prépare à démontrer une autre technologie d’électrolyseur dans un port industriel à fort débit, en conditions réelles d’exploitation. L’accord entre Hystar et BHEL en Inde ajoute une voie de fabrication pour les électrolyseurs PEM, et le dispositif de soutien italien fixe une limite annuelle de dépenses de 400 millions d’euros pour les projets sélectionnés dans le cadre de procédures concurrentielles entre 2026 et 2029. Mais l’annulation du projet HyScale 100 de 2,1 GW en Allemagne rappelle que les annonces de grandes capacités ont encore besoin de conditions de projet durables avant de se transformer en usines opérationnelles.
Sources — lire les originaux(heure de Paris)
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