Une molécule produite pendant l’exercice pourrait protéger les muscles affaiblis par le diabète de type 2
Lorsque la faiblesse musculaire et la fatigue rendent l’exercice plus difficile, une molécule libérée pendant l’activité physique pourrait contribuer à briser ce cercle. Des chercheurs dirigés par le professeur Lee Roberts, de l’Université de Leeds, ont constaté que la L-BAIBA aide les muscles à s’adapter, à améliorer leur endurance et à résister aux dommages associés au diabète de type 2.
La L-BAIBA — abréviation de l’acide L-β-aminoisobutyrique — agit comme un signal induit par l’exercice. L’étude, publiée dans Nature Communications, l’identifie comme un régulateur central de la manière dont les muscles se remodèlent et se renforcent après l’entraînement. Les chercheurs ont établi un lien entre cette molécule, l’amélioration de la capacité métabolique, la capacité du muscle à se contracter et les performances physiques.
Le mécanisme décrit dans l’article est l’axe PGC1α-BAIBA-PPARδ, une chaîne de signaux biologiques qui relie l’exercice aux changements internes du muscle. Concrètement, ces résultats suggèrent que la L-BAIBA aide à transformer l’exercice en un muscle mieux préparé à produire de l’énergie, à se contracter et à résister à la fatigue. Lee Roberts avait déjà étudié le rôle de cette molécule dans le métabolisme et les effets de l’exercice sur la combustion des graisses ; ces nouveaux travaux élargissent cette compréhension à la réparation et à l’adaptation musculaires.
Qu’est-ce que cela change, concrètement ? Cela pourrait à terme conduire à des traitements visant à préserver la fonction musculaire chez les personnes atteintes de diabète de type 2, en particulier celles pour qui la faiblesse et la fatigue rendent difficile le maintien d’une activité physique. C’est important, car l’exercice fait déjà partie de la prise en charge du diabète, mais les chercheurs ont identifié un moyen possible de rendre les muscles plus résistants aux dommages susceptibles de faire obstacle à cette activité.
Le chemin entre un signal biologique et un traitement reste considérable. L’étude identifie une cible prometteuse, tandis que Diabetes UK a décrit ces résultats comme étant à un stade précoce. La L-BAIBA est déjà disponible sous forme de complément alimentaire, mais cette recherche ne démontre pas que sa prise est sûre ou efficace pour traiter le diabète ; un bénéfice clinique chez l’être humain doit encore être établi.
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