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Une étude cartographie 170 sites de modification de l’ARNt de Chagas

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Traduit par IA, langue d’origine : anglais — voir le texte original. 2 langues disponibles, la vôtre s’ajoute en un clic.

En microscopie en champ clair, Trypanosoma cruzi ne se résume pas à une forme fixe : le parasite responsable de la maladie de Chagas modifie ses protéines au fil de son cycle de vie. Une équipe dirigée par Satoshi Kimura, de Cornell University, et Julia Pinheiro Chagas da Cunha, de l’Institut Butantan au Brésil, a désormais cartographié une partie du mécanisme moléculaire qui l’aide à devenir infectieux.

Les chercheurs ont identifié 170 sites de modification chimique sur l’ARN de transfert, ou ARNt. Ces molécules acheminent les acides aminés vers la machinerie qui fabrique les protéines. Les sites variaient entre les formes infectieuses et non infectieuses du parasite, ce qui laisse penser que les modifications de l’ARNt contribuent à contrôler la transition entre ces deux formes.

Pour établir cette carte, l’équipe a combiné le séquençage de l’ARNt, la spectrométrie de masse et la bio-informatique. Elle a ensuite utilisé l’édition génétique CRISPR — un outil permettant de modifier les gènes — pour examiner ce qui se produisait lorsqu’une des modifications était absente pendant la transition du parasite. Les récentes améliorations des méthodes de séquençage de l’ARNt ont rendu ce travail possible ; les modifications de ces molécules les avaient auparavant rendues difficiles à lire efficacement.

Cette biologie est importante, car la forme infectieuse, appelée trypomastigote métacyclique, est excrétée par les punaises triatomes infectées et envahit les mammifères. À l’inverse, la forme épimastigote du parasite n’est pas infectieuse et se réplique à l’intérieur de l’insecte. La maladie de Chagas touche environ 7 millions de personnes dans le monde, et ses deux médicaments homologués, le benznidazole et le nifurtimox, sont plus efficaces lorsque l’infection est détectée précocement.

Alors, qu’est-ce qui change concrètement ? Pas le traitement, pour l’instant. L’étude fournit aux chercheurs un ensemble de mécanismes qui pourraient à terme être étudiés comme cibles thérapeutiques, tandis que ses auteurs précisent que d’importants travaux restent à mener. Cette découverte constitue une étape en laboratoire vers une meilleure compréhension d’un parasite capable de rester dans l’organisme pendant des décennies et de provoquer des problèmes cardiaques ou digestifs au stade chronique.

170sites de modification de l’ARNt identifiés chez Trypanosoma cruzi

Sources — lire les originaux(heure de Paris)

Medical XpressEN
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