Six montées d’escaliers d’une minute améliorent la cognition
Un escalier peut devenir un laboratoire quand l’entraînement dure six minutes. Dans une étude menée par l’Université d’Otago – Ōtākou Whakaihu Waka, environ 50 adultes âgés de 18 à 36 ans ont monté et descendu des escaliers en six séries d’une minute, à un rythme relativement soutenu, avant de passer des tests cognitifs.
Le protocole offrait aux chercheurs une comparaison intégrée. Chaque participant a également effectué une session distincte sans monter d’escaliers, l’ordre étant randomisé et contrebalancé. Après chaque session, les participants ont réalisé trois évaluations cognitives et répondu à six échelles visuelles analogiques de l’humeur. Résultat : les réponses correctes étaient plus rapides après la montée d’escaliers. L’humeur, elle, n’avait pas changé.
Le résultat ne s’est pas accompagné du signal lié à la circulation sanguine cérébrale auquel l’équipe s’attendait. L’enregistrement cérébral a commencé environ 20 minutes après le protocole dans les escaliers, le temps que les chercheurs installent le matériel. À ce moment-là, les influences sur la circulation sanguine cérébrale semblaient s’être dissipées. Le matériel utilisait la NIRS — la spectroscopie proche infrarouge — pour mesurer l’hémodynamique cérébrale, c’est-à-dire les changements liés à la circulation sanguine, laissant d’autres mécanismes expliquer pourquoi les performances cognitives restaient meilleures.
Concrètement, les étudiants pourraient utiliser de brefs intervalles de montée d’escaliers pendant leurs sessions d’étude, tandis que les personnes travaillant au bureau pourraient les placer entre deux périodes assises. L’intérêt est d’abord logistique : les escaliers se trouvent peut-être déjà à domicile ou au travail, ce qui facilite l’intégration de cette activité dans une journée ordinaire. L’étude n’établit pas de bénéfice durable pour la santé cérébrale, et ses participants étaient de jeunes adultes ; elle montre une différence cognitive à court terme dans des conditions contrôlées.
La professeure Liana Machado, autrice principale de l’étude au département de psychologie de l’Université d’Otago, a déclaré que l’équipe s’attendait à observer des changements de la circulation sanguine parallèlement à l’amélioration cognitive. La prochaine étape utile n’est donc pas de formuler une promesse plus large, mais de mieux comprendre ce qui maintient l’effet une fois que la réponse immédiate à l’exercice s’est dissipée.
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