Stellar : les paiements privés masquent les contreparties sur testnet
Un dépôt entre dans le pool Stellar Private Payments au vu de tous : la valeur ext_amount de la transaction est positive. Un retrait s’effectue de la même manière. En revanche, lorsque des fonds passent d’un utilisateur à un autre à l’intérieur du pool, `ext_amount` vaut 0 : le transfert s’effectue au moyen d’engagements chiffrés, sans que l’adresse du bénéficiaire ni le montant n’apparaissent sur le registre public.
Le système a été conçu par Nethermind et est désormais disponible sous la forme d’une implémentation fonctionnelle sur testnet pour les développeurs. Un utilisateur dépose un actif dans un pool partagé, où le dépôt devient un engagement dans un arbre de Merkle — un registre cryptographique prouvant l’existence d’une valeur sans en révéler le propriétaire. Pour le dépenser, l’utilisateur publie une preuve à divulgation nulle de connaissance, qui démontre que les notes sont valides et lui appartiennent sans les identifier ; un nullifier empêche qu’une même note soit dépensée deux fois.
Cette confidentialité concerne les contreparties, et pas seulement les montants. Stellar estime que cette conception convient aux paiements B2B ou aux dons lorsque la relation entre deux parties est sensible. La protection se renforce à mesure que davantage de comptes utilisent le même pool : avec seulement deux participants, la concordance des horaires et des montants pourrait encore rendre un transfert facile à corréler. Les utilisateurs peuvent conserver un solde privé et payer plusieurs contreparties avant d’effectuer un retrait vers une adresse publique.
La préversion prévoit également des contrôles sur le déploiement d’un pool. Les fournisseurs d’ensembles d’associations peuvent configurer un pool comme liste de blocage, liste d’autorisation ou les deux, chaque transaction prouvant l’appartenance ou la non-appartenance sans révéler l’historique d’un utilisateur. Une clé de visualisation globale optionnelle peut donner à un auditeur désigné une visibilité sur les transactions effectuées dans le pool. Ces outils sont présentés comme des moyens permettant aux déployeurs de répondre à leurs obligations de conformité sans exposer chaque transaction au public.
Qu’est-ce qui change en pratique ? Les développeurs peuvent tester un flux de paiement dans lequel la blockchain publique montre les fonds entrer dans un pool puis en sortir, mais pas qui a payé qui entre-temps. Cela pourrait permettre aux organisations d’explorer les transferts B2B privés ou les dons sur des infrastructures publiques. Les limites sont claires : Stellar parle d’une préversion pour développeurs, les contrats n’ont pas été audités et sont encore en développement, et l’implémentation n’est pas encore approuvée pour le mainnet.
Sources — lire les originaux(heure de Paris)
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