Techouse teste un générateur offshore visant 25 % de baisse du CO2
Au centre d’essais de Sustainable Energy à Stord, dans l’ouest de la Norvège, un générateur de vapeur à taille réelle a passé son dernier essai à être secoué, chargé et soumis à des contraintes thermiques. Techouse affirme que le générateur de vapeur compact à passage unique, ou COTSG, a achevé des essais de performances, de vibrations, de fatigue et de fatigue thermique destinés à vérifier sa capacité à résister à une utilisation offshore.
Le problème technique commence par une chaleur perdue. Les turbines à gaz des installations offshore produisent de l’électricité et de la chaleur, puis rejettent des gaz d’échappement chauds. Un système à cycle combiné récupère ces gaz pour produire de la vapeur ; celle-ci entraîne une turbine distincte reliée à un générateur, créant de l’électricité supplémentaire sans hausse équivalente de la consommation de carburant. À terre, cette approche est éprouvée. En mer, les équipements conventionnels de récupération de chaleur peuvent être trop volumineux et trop lourds pour un espace disponible et une capacité structurelle limités, les FPSO flottants faisant face à des contraintes supplémentaires.
Techouse affirme que sa conception compacte pourrait réduire jusqu’à 25 % la consommation de carburant et les émissions de CO2 par rapport à une production conventionnelle d’électricité par turbine à gaz. Les précédentes estimations de l’entreprise évoquaient des réductions annuelles de 50 000 à 150 000 tonnes métriques de CO2 pour des installations flottantes et fixes, mais ces chiffres sont des estimations et non des résultats de la dernière campagne d’essais.
Alors, qu’est-ce que cela change en pratique ? Si le générateur est déployé, les opérateurs offshore pourraient récupérer une plus grande part de l’énergie qui s’échappe déjà de leurs turbines à gaz, tout en installant l’équipement sur des sites plus exigus et soumis à des contraintes de poids. Cela pourrait concerner des plateformes de production fixes, des FPSO et d’autres installations offshore qui dépendent fortement de la production d’électricité par turbine à gaz. Le bénéfice immédiat serait de produire davantage d’électricité à partir de la chaleur perdue existante.
La campagne d’essais comprenait également des cycles de charge destinés à évaluer une durée de fonctionnement visée de 30 ans. Techouse affirme que les résultats étaient positifs au regard de ses principaux paramètres, mais l’entreprise analyse encore les données, et cette étape ne prouve pas encore que la technologie est prête pour un déploiement commercial généralisé. Techouse vise un lancement commercial d’ici fin 2026 et indique qu’elle étudiera également la possibilité d’associer cette technologie à des systèmes offshore de captage du carbone.
Sources — lire les originaux(heure de Paris)
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