Un test sanguin pourrait guider le traitement du mélanome métastatique
Un échantillon de sang offre une nouvelle possibilité pour déterminer l’ordre des traitements chez les personnes dont le mélanome s’est propagé. Des chercheurs du Karolinska Institutet ont analysé 81 patients atteints d’un mélanome métastatique présentant une mutation de BRAF dans le cadre de l’essai international SECOMBIT, qui comparait trois séquences de traitement associant immunothérapie et traitements ciblés.
Le marqueur s’appelle TKa, abréviation de thymidine kinase activity. Il fournit des informations sur la vitesse de croissance et de division des cellules tumorales. Avant le début du traitement, les patients présentant des taux élevés de TKa avaient une survie plus courte et leur maladie progressait plus rapidement que chez ceux dont les taux étaient faibles. Après cinq ans, environ 71 % des patients présentant de faibles taux de TKa étaient toujours en vie, contre environ 37 % de ceux dont les taux étaient élevés.
Le résultat ouvre également la voie à une séquence de traitement plus personnalisée. Les patients présentant des taux élevés de TKa semblaient tirer profit d’une courte période initiale de traitement ciblé avant l’immunothérapie. Chez les patients dont les taux de TKa étaient faibles, commencer par l’immunothérapie produisait de meilleurs résultats. Environ la moitié des patients atteints d’un mélanome métastatique présentent une mutation de BRAF, et ces deux approches thérapeutiques sont disponibles pour eux.
Concrètement, donc ? Un test de TKa pourrait un jour aider les médecins à décider quel traitement commencer en premier et à vérifier si la thérapie fonctionne, puisque les chercheurs ont constaté que les taux augmentaient souvent lorsque la maladie s’aggravait. L’étude, dirigée par Hildur Helgadottir avec Mattias Bergqvist chez Biovica, est le premier essai clinique à évaluer la TKa dans le mélanome métastatique, mais Helgadottir estime que d’autres études sont nécessaires avant que cette méthode puisse être utilisée en routine.
Sources — lire les originaux(heure de Paris)
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