Mardi 1 septembre 2026

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Le prototype Ice Dart se pose sur des parois de glace à 60 degrés

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Traduit par IA, langue d’origine : anglais — voir le texte original. 2 langues disponibles, la vôtre s’ajoute en un clic.

Sur le glacier Fjallsjökull, en Islande, un petit quadricoptère s’est posé sur des pentes où un drone n’a normalement aucun endroit où se tenir. L’Ice Dart de 2,65 kg, conçu par des chercheurs de l’Université de Sherbrooke, a effectué 24 atterrissages propres sur de la glace inclinée jusqu’à 58 degrés, même par des rafales dépassant 30 km/h. L’article de l’équipe, publié dans IEEE Transactions on Field Robotics, le présente comme le premier drone capable de se percher sur une glace aussi pentue et d’y maintenir sa position.

L’adhérence provient de quatre jambes en fibre de carbone disposées en X. Chaque pied porte deux épines montées sur ressort et orientées en sens opposés, de sorte que l’une d’elles puisse mordre dans la glace, que le drone atterrisse face à la pente ou dos à celle-ci. Inspirées des griffes rétractables d’un chat, les épines s’engagent passivement, sans obliger le pilote à calculer l’angle d’approche exact. Trente-huit disques de friction absorbent le choc de l’atterrissage et maintiennent les jambes comprimées contre la glace ; pendant une fraction de seconde, les moteurs inversent également leur poussée pour plaquer l’appareil contre la paroi.

Lors d’essais contrôlés en laboratoire, l’Ice Dart est resté accroché à des pentes allant jusqu’à 60 degrés, à des vitesses d’atterrissage de 3 m/s. C’est important, car les drones standard équipés de pieds en caoutchouc commencent à perdre leur adhérence sur des pentes aussi faibles que 9 degrés, tandis que la gravité appuie moins fermement un drone contre une paroi abrupte. La conception de Sherbrooke remplace cette adhérence déclinante par une prise mécanique.

Et ensuite, concrètement ? Un drone en vol stationnaire peut épuiser sa batterie en quelques minutes ; un drone perché pourrait rester un capteur fixe pendant des heures ou des jours, tout en éteignant ses principaux systèmes pour être plus silencieux et réduire sa signature thermique et radioélectrique. Cela pourrait offrir aux chercheurs et aux opérateurs maritimes un autre moyen de surveiller les icebergs et de soutenir les études environnementales, en complément d’une surveillance plus large de l’Arctique.

L’écart entre un atterrissage réussi et un outil de surveillance opérationnel reste évident. Les essais en Islande ont fait intervenir un pilote humain et un second drone pour l’inspection visuelle, et l’Ice Dart n’a pas encore été confronté à un véritable iceberg à la dérive en pleine mer. L’atterrissage autonome constitue la prochaine étape pour l’équipe, ce qui laisse l’appareil au stade de prototype, plutôt que dans celui d’un système opérationnel.

60 degrésPente maximale d’une paroi de glace tenue lors d’essais contrôlés en laboratoire

Sources — lire les originaux(heure de Paris)

New AtlasEN
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