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Un patch à microneedles détecte le fentanyl et libère de la naloxone chez des souris

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Traduit par IA, langue d’origine : anglais — voir le texte original. 2 langues disponibles, la vôtre s’ajoute en un clic.

Un patch plus petit qu’une pièce d’un cent est au cœur d’une tentative menée par une équipe de Virginia Tech pour changer le déroulement d’une overdose au fentanyl. Baptisé iNal, le patch peut détecter le fentanyl sous la peau et libérer automatiquement de la naloxone, offrant potentiellement une réponse d’urgence même lorsqu’aucune personne présente ne peut intervenir.

Le dispositif utilise un réseau de 121 aiguilles microscopiques qui ne pénètrent que suffisamment pour atteindre le liquide situé juste sous la peau. À l’intérieur, des nanoparticules de silice poreuses transportent de la naloxone. Leurs ouvertures sont scellées par des portes moléculaires sensibles au fentanyl ; lorsque celui-ci atteint le patch, les portes s’ouvrent et le médicament pénètre dans l’organisme. Des concentrations plus élevées de fentanyl déclenchent des libérations plus importantes, tandis que les pores encore fermés conservent la naloxone pour une autre intervention.

Cette capacité à réagir plusieurs fois répond à une difficulté majeure du traitement des overdoses : les effets du fentanyl peuvent durer plus longtemps que ceux de la naloxone. Lors d’essais en laboratoire, le patch a réagi en quelques minutes et a continué à libérer le médicament pendant jusqu’à 24 heures. Chez les souris, il a réagi lors d’au moins trois expositions distinctes au fentanyl, et les animaux traités ont présenté nettement moins de symptômes induits par les opioïdes que les souris exposées au fentanyl sans le patch.

Et concrètement ? Le dispositif vise les personnes susceptibles de faire une overdose seules, ainsi que les situations où l’on ignore si une autre dose d’opioïde a déjà été prise. Il est conçu comme un outil de réduction des risques, et non comme un substitut à un traitement contre la douleur ou à des soins médicaux. Selon Wujin Sun, le professeur adjoint de Virginia Tech qui dirige l’équipe, la chimie pourrait également être adaptée pour reconnaître d’autres opioïdes ou libérer d’autres médicaments antagonistes.

La technologie en est encore au stade des essais en laboratoire et sur des animaux. Les chercheurs n’ont constaté aucun signe significatif d’irritation ni aucun autre effet nocif lors de leurs tests, mais ils doivent encore examiner la régularité du fonctionnement du patch au fil du temps, sur différents types de peau et dans des conditions réelles, ainsi que la précision de sa réponse à différents opioïdes. Sun et Zhao ont déposé une demande de brevet, et Sun étudie les étapes qui permettraient à terme de faire sortir le produit du laboratoire.

121 aiguilles microscopiquesAiguilles du réseau de microneedles sensible au fentanyl

Sources — lire les originaux(heure de Paris)

Medical XpressEN
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