Un comprimé expérimental contre la douleur réduit le recours aux opioïdes après une opération dans un essai de phase IIb
Un patient en convalescence après une abdominoplastie a pris un comprimé expérimental alors qu’il signalait une douleur d’au moins 5 sur 10. En moins d’une heure, LTG-001 a commencé à réduire cette douleur et, au cours des 48 heures suivantes, les deux doses testées ont donné de meilleurs résultats que le placebo dans un essai de phase IIb mené auprès de 343 adultes.
Le médicament cible Nav1.8, un canal sodique voltage-dépendant — une sorte de porte qui aide les signaux électriques à circuler dans les nerfs — principalement présent dans le système nerveux périphérique. Il est concentré dans les cellules nerveuses qui détectent la douleur et contribue à transporter les signaux de douleur. Son blocage vise à interrompre la douleur plus près de sa source, plutôt qu’à activer les récepteurs opioïdes dans le cerveau et l’organisme.
Le traitement à dose élevée a produit un score moyen de réduction de la douleur de 185,30, contre 161,05 pour le traitement à faible dose. Plus de la moitié des patients ayant reçu la dose élevée — 52 % — ont achevé leur rétablissement sans opioïdes de secours, contre 22 % des patients ayant reçu le placebo. Les deux doses de LTG-001 ont permis d’obtenir un soulagement significatif de la douleur plus rapidement que le groupe opioïde et le groupe placebo.
Ce résultat est important, car les opioïdes restent efficaces, mais peuvent entraîner des risques de dépendance et de surdose, ainsi que des nausées, de la constipation et des vomissements. Les inhibiteurs de Nav1.8 précédents n’avaient produit qu’un soulagement modeste de la douleur, et un médicament développé par la suite n’avait pas fait mieux que le placebo. LTG-001 est conçu pour pénétrer profondément dans les nerfs périphériques et atteindre le point où commencent les signaux de douleur.
Qu’est-ce qui change en pratique ? Pas encore le standard de soins, mais potentiellement un outil supplémentaire pour les patients à leur sortie de l’hôpital. Ces chiffres proviennent d’un essai contrôlé, et le résultat obtenu avec la dose élevée n’est pas une comparaison directe avec l’association hydrocodone-paracétamol. Des études de plus grande ampleur doivent encore établir si LTG-001 est sûr et constamment efficace avant que les médecins puissent s’y fier à la place des opioïdes.
Sources — lire les originaux(heure de Paris)
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