Jeudi 27 août 2026

Aube.

Les nouvelles du progrès
LaboSource unique

Des cellules souches de patientes modélisent l’endométriose

Langues de cet articleComparer à l’original

Traduit par IA, langue d’origine : anglais — voir le texte original. 2 langues disponibles, la vôtre s’ajoute en un clic.

Le patrimoine génétique d’une patiente peut désormais être intégré à un modèle de laboratoire contrôlé de l’endométriose. Des scientifiques dirigés par Julie Kim ont développé une plateforme qui transforme des cellules souches pluripotentes induites — des iPSC, des cellules reprogrammées à partir d’une patiente — en cellules stromales endométriales de type fibroblastique, reproduisant des caractéristiques moléculaires et hormonales clés de la maladie.

Cette avancée est importante, car l’endométriose est difficile à étudier dans des tissus humains. Les chercheurs se heurtent à un accès limité aux échantillons, aux différences liées au moment du cycle menstruel où se trouvent les donneuses et à la courte durée de vie des cellules stromales, les cellules du tissu conjonctif qui participent à la constitution de la muqueuse utérine. Les nouvelles cellules conservent le patrimoine génétique héréditaire de la patiente, notamment les facteurs de risque associés à l’endométriose.

Dans une étude publiée dans Science Advances, Hannah McDowell et ses collègues ont comparé l’activité des gènes dans les cellules dérivées d’iPSC à des analyses publiées précédemment de cellules stromales adultes provenant de patientes atteintes d’endométriose. Les modèles partageaient un nombre important de voies biologiques associées à la maladie. Ils différaient également au niveau de voies épigénétiques, qui contribuent à réguler le fonctionnement des gènes. Julie Kim a déclaré que ce profil suggérait qu’une inflammation chronique pouvait laisser des signaux régulateurs durables, en parallèle d’une prédisposition génétique.

La conséquence pratique est la création d’un système de recherche dans lequel les scientifiques peuvent produire des types de cellules associés à la maladie à partir de patientes individuelles et modifier les conditions dans un contexte humain contrôlé. L’équipe utilise les iPSC pour développer des macrophages, des globules blancs spécialisés, afin d’étudier s’ils intensifient l’inflammation ou ne parviennent pas à éliminer les tissus malades. Elle développe également des neurones sensoriels nociceptifs pour comprendre pourquoi l’endométriose peut provoquer une sensibilité accrue à la douleur.

La plateforme reste un modèle de laboratoire. Elle pourrait offrir aux chercheurs un moyen plus précis de définir les mécanismes de la maladie et d’évaluer de futurs traitements, mais elle ne soigne pas les patientes et l’endométriose demeure une maladie chronique incurable.

10%Part estimée des femmes en âge de procréer touchées dans le monde

Sources — lire les originaux(heure de Paris)

Medical XpressEN
0000

À lire ensuite

Commentaires

Chargement du fil…

Connectez-vous pour écrire un commentaire. Se connecter