Salle immersive : jusqu’à 40 % de temps en moins en zone à risque
Les ingénieurs peuvent explorer un site numérique avant le début des travaux sur le site réel. Dans l’installation Raico1, dans l’ouest de la Cumbrie, AtkinsRéalis, Sellafield Ltd et Igloo Vision ont construit un environnement immersif à 360 degrés qui rassemble dans une même salle les itinéraires de démantèlement nucléaire et les scénarios opérationnels. Les partenaires estiment qu’il pourrait réduire jusqu’à 40 % le temps passé dans des environnements dangereux.
Le fonctionnement est volontairement pragmatique. Des robots téléopérés envoient des images en direct du site, tandis que la salle affiche des versions numériques des installations et l’évolution des conditions. Les ingénieurs, les opérateurs et les équipes projet peuvent parcourir virtuellement un itinéraire, examiner ce que voient les robots et tester une méthode avant le début des travaux sur place. L’espace est conçu pour accueillir jusqu’à 10 utilisateurs simultanément.
La salle ressemble donc moins à une vitrine qu’à un espace de répétition. Les équipes pluridisciplinaires peuvent planifier ensemble, comparer les méthodes de travail et réagir aux problèmes émergents sans exposer immédiatement des personnes à une zone réglementée. Richard Brook, responsable des solutions numériques pour le nucléaire chez AtkinsRéalis, a déclaré que cette combinaison offrait aux experts une nouvelle manière d’examiner les informations avant de prendre des décisions critiques.
Le projet s’inscrit dans l’effort plus large de Sellafield Ltd pour associer robotique, intelligence artificielle, modélisation et visualisation avancée au démantèlement. Rav Chunilal, responsable de la robotique et de l’intelligence artificielle de l’entreprise, a déclaré que l’installation s’appuyait sur les travaux menés ces dernières années dans les domaines de la robotique, des jumeaux numériques et des opérations à distance. L’environnement Raico1 fait également suite au réseau Lava Lab d’AtkinsRéalis et à l’installation immersive de Sellafield à Hinton House, à Risley, dans le Cheshire.
Et concrètement, qu’est-ce que cela change ? Les équipes qui travaillent autour d’installations nucléaires complexes peuvent répéter une opération, observer les conditions en direct et coordonner leurs décisions avant d’envoyer des personnes dans la zone dangereuse. Cela pourrait réduire le nombre d’heures passées sur place. Mais le chiffre de 40 % est une estimation des partenaires du projet, et non un résultat mesuré présenté ici. La technologie reste un outil de planification et de répétition, plutôt qu’une preuve d’un démantèlement entièrement réalisé à distance.
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