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Une étude pilote sur le zinc réduit de 38 % les infections chez des enfants ougandais atteints d’anémie falciforme

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Traduit par IA, langue d’origine : anglais — voir le texte original. 2 langues disponibles, la vôtre s’ajoute en un clic.

À l’hôpital régional de référence de Jinja, en Ouganda, Ruth Namazzi et Chandy John étudient un problème qui peut rapidement devenir grave chez les jeunes enfants atteints d’anémie falciforme : les infections. Dans leur étude pilote randomisée, en double aveugle et contrôlée contre placebo, 100 enfants âgés de 1 à 5 ans ont reçu chaque jour du zinc ou un placebo pendant six mois. La dose de zinc était de 20 mg par jour.

La différence est apparue dans le critère suivi par les chercheurs. Les enfants ayant reçu du zinc ont connu une réduction de 38 % des infections toutes causes confondues par rapport au groupe placebo, notamment des infections des voies respiratoires supérieures, des diarrhées et des infections bactériennes. L’anémie falciforme produit des globules rouges difformes qui entravent le transport de l’oxygène, tandis que la carence en zinc est fréquente chez les enfants concernés et peut affaiblir la réponse immunitaire.

La dose est importante. Une étude antérieure testant 10 mg de zinc par jour n’avait constaté aucune réduction des infections ; le nouvel essai a testé une dose deux fois plus élevée. Le complément est également peu coûteux : Chandy John a indiqué qu’aux prix pratiqués pour de gros volumes, le traitement quotidien pourrait coûter moins de 3 dollars par an et par enfant.

Qu’est-ce qui change en pratique ? Si de plus vastes études confirment ce résultat, les cliniques pourraient disposer d’un moyen peu coûteux et facilement accessible de réduire les infections chez les enfants atteints d’anémie falciforme, avec à la clé une baisse potentielle des maladies et des hospitalisations. Mais les chercheurs ne recommandent pas encore le zinc comme traitement de référence. L’étude pilote doit être validée sur plusieurs sites, en incluant des enfants plus âgés, et la dose la plus efficace doit être évaluée au regard de ses effets indésirables.

L’étude a été dirigée par des scientifiques de la faculté de médecine de l’université de l’Indiana et des partenaires en Ouganda, notamment Namazzi, enseignante à l’université Makerere et directrice de la recherche chez Global Health Uganda. Ses résultats ont été publiés dans le Journal of the American Medical Association ; la prochaine étape consiste à les confirmer sur une population plus importante, et non à déployer immédiatement le zinc comme traitement établi.

38%Réduction des infections toutes causes confondues sur six mois

Sources — lire les originaux(heure de Paris)

Medical XpressEN
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