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Le Sénégal lance un traitement local contre la drépanocytose

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Traduit par IA, langue d’origine : anglais — voir le texte original. 2 langues disponibles, la vôtre s’ajoute en un clic.

Dans la maison familiale de Mamadou Tahirou, près de Dakar, cet adolescent de 18 ans décrit une vie rythmée par les crises douloureuses, les séjours à l’hôpital et les cours manqués. Sa drépanocytose l’a laissé fragile, et une usine de Mbao fabrique désormais un médicament que l’entreprise pharmaceutique sénégalaise Teranga Pharma présente comme susceptible de rendre les traitements plus abordables : Drepaf, une version générique de l’hydroxyurée produite localement.

L’hydroxyurée est le traitement recommandé par l’Organisation mondiale de la santé. Elle est utilisée pour réduire les crises douloureuses, les hospitalisations, les transfusions sanguines et les décès. Pourtant, l’Afrique, qui concentre près de 80 % des cas de drépanocytose, dépend encore largement de médicaments importés d’Europe et des Amériques. Une étude publiée en 2023 dans Blood a indiqué que 78 % des professionnels de santé interrogés dans 13 pays d’Afrique subsaharienne francophone faisaient état de ruptures fréquentes d’approvisionnement en hydroxyurée.

Teranga Pharma a lancé Drepaf en novembre 2025, en doses de 500 milligrammes pour les adultes et de 100 milligrammes pour les enfants. L’entreprise affirme que la version pédiatrique convient dès l’âge de 9 mois et vise à réduire les crises d’un facteur trois. Au prix de gros, les deux versions sont vendues 3 000 CFA et 1 500 CFA, tandis que Hydrea et Siklos, des médicaments à base d’hydroxyurée importés et déjà commercialisés, peuvent coûter jusqu’à trois fois plus cher.

Pour les familles sénégalaises, cette production locale signifie qu’une solution est désormais disponible lorsque les médicaments importés sont introuvables ou inabordables. Magueye Ndiaye, de l’Association sénégalaise de lutte contre la drépanocytose, indique qu’une boîte de Drepaf contient 60 comprimés, contre deux boîtes de 20 comprimés auparavant nécessaires pour le même prix. Lala Dieng, dont le fils de 17 ans est passé de Hydrea 500 à Drepaf 100, a déclaré à l’AFP avoir constaté beaucoup moins de crises depuis ce changement.

La production monte en puissance, avec pour objectif de répondre à la demande dans toute l’Afrique subsaharienne d’ici 2030. L’initiative bénéficie d’un financement de 4 milliards de CFA (7,1 millions de dollars). Teranga Pharma travaille avec un partenaire technique indien et affirme coopérer avec le Burkina Faso, la Guinée et la Côte d’Ivoire, tout en recevant des demandes de la République démocratique du Congo, du Gabon et du Cameroun. L’entreprise vise à répondre à la demande dans toute l’Afrique subsaharienne d’ici 2030. Le compte rendu de l’AFP ne cite aucun résultat d’essai clinique à l’appui de l’affirmation de l’entreprise sur l’efficacité du médicament.

78 %Professionnels de santé signalant des ruptures fréquentes d’approvisionnement en hydroxyurée

Sources — lire les originaux(heure de Paris)

Medical XpressEN
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