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Une équipe de Kyushu retrace la hausse nocturne de la pression oculaire chez la souris

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Traduit par IA, langue d’origine : anglais — voir le texte original. 2 langues disponibles, la vôtre s’ajoute en un clic.

La nuit, la pression à l’intérieur de l’œil augmente — et un rendez-vous en journée peut ne pas le détecter. Des chercheurs de l’Université de Kyushu ont relié cette hausse à une chaîne moléculaire impliquant la noradrénaline et RHOB, mettant en évidence une nouvelle piste possible pour détecter et contrôler l’un des principaux facteurs de risque du glaucome. L’étude a été menée sur des cellules humaines et des souris, pas sur des patients.

L’équipe s’est intéressée au trabéculum, le tissu chargé du drainage des fluides de l’œil. Ses cellules ne se contentent pas de laisser passer les fluides : elles absorbent et éliminent aussi les petites particules et les déchets susceptibles d’obstruer ce passage. Exposées à la noradrénaline, des cellules humaines et murines ont modifié leur activité génétique ; 18 gènes ont augmenté dans les deux systèmes, ce qui a conduit les chercheurs à RHOB, une molécule impliquée dans la forme et le déplacement des cellules ainsi que dans le transport intracellulaire.

Les expériences ont établi un lien entre RHOB et la perte de cette fonction de nettoyage. La suppression de RHOB dans des cellules humaines du trabéculum a accru leur capacité à absorber et éliminer les particules. L’augmentation de RHOB a produit l’effet inverse, réduisant l’activité de nettoyage et la circulation des fluides. Chez la souris, des collyres inhibant la voie RHO-ROCK qui contrôle RHOB ont réduit la hausse nocturne de la pression intraoculaire.

Qu’est-ce que cela change en pratique ? Pas encore une prescription. Mais cette voie fournit aux chercheurs une cible pour des traitements conçus en fonction du rythme quotidien de l’œil, et pourrait encourager une surveillance du glaucome qui ne se limite pas à une seule mesure de la pression en journée. C’est important, car le glaucome endommage progressivement le nerf optique et la perte de vision se développe lentement, ce qui rend la détection précoce essentielle.

L’équipe de Kyushu, dirigée par le professeur associé Keisuke Ikegami, précise que ces résultats ne sont pas destinés à une application clinique immédiate. Les inhibiteurs de ROCK sont déjà utilisés dans le traitement du glaucome, mais des travaux supplémentaires sont nécessaires pour déterminer le moment d’administration le plus efficace et la manière dont ces médicaments modifient le rythme de la pression. Les résultats ont été publiés dans Communications Biology en 2026.

18 gènesGènes dont le niveau a augmenté dans les cellules de drainage oculaire humaines et murines

Sources — lire les originaux(heure de Paris)

Medical XpressEN
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