Jeudi 27 août 2026

Aube.

Les nouvelles du progrès
LaboSource unique

Une rétine cultivée en laboratoire retrace la perte de vision dans la maladie de Batten

Langues de cet articleComparer à l’original

Traduit par IA, langue d’origine : anglais — voir le texte original. 2 langues disponibles, la vôtre s’ajoute en un clic.

Un enfant atteint de la maladie de Batten liée à CLN3 peut d’abord remarquer qu’il lui devient plus difficile de lire, d’apprendre et de se déplacer dans son environnement. Au Flaum Eye Institute de l’Université de Rochester Medicine, des chercheurs ont utilisé une rétine humaine en 3D dérivée de cellules souches pour retracer l’origine possible de cette perte de vision : les cellules de soutien situées sous les photorécepteurs sensibles à la lumière.

Le modèle reproduit la relation entre les photorécepteurs et l’épithélium pigmentaire rétinien, ou EPR, une couche de cellules de soutien située sous ces derniers. Cette relation était difficile à étudier, car les premiers dommages surviennent en profondeur dans la rétine. L’équipe a constaté qu’un dysfonctionnement de l’EPR suffisait à déclencher la dégénérescence des photorécepteurs, ce qui pourrait expliquer pourquoi la perte de vision survient souvent avant les symptômes neurologiques de la maladie.

L’indice biologique était la céramidase acide, ou CA, une enzyme qui contribue à réguler les lipides à l’intérieur des cellules. Les cellules touchées par la maladie de Batten liée à CLN3 présentaient des niveaux réduits de CA et développaient des déséquilibres lipidiques nocifs associés aux lésions rétiniennes. Les chercheurs ont ensuite testé la céramidase acide humaine recombinante, appelée rhCA, sur les rétines cultivées en laboratoire et dans un modèle de grand animal ; le traitement a amélioré la santé cellulaire et réduit les signes de dégénérescence.

Et concrètement ? Ces travaux fournissent aux chercheurs un système pertinent pour l’être humain afin de tester des traitements avant d’impliquer des patients, tout en ouvrant la voie à une approche qui soutient à la fois les cellules photosensibles de la rétine et celles qui les entretiennent. Ils pourraient également contribuer à affiner les thérapies géniques et les médicaments ciblant le métabolisme lipidique déjà en cours de développement pour la maladie liée à CLN3.

La limite est claire : la rhCA reste une candidate au traitement, et non une thérapie testée chez des patients. L’équipe de Rochester indique que de futures études devront évaluer la sécurité et l’efficacité à long terme, ainsi que déterminer si cette stratégie peut agir sur d’autres aspects de la maladie de Batten liée à CLN3 au-delà de la perte de vision.

3DModèle de rétine humaine dérivée de cellules souches

Sources — lire les originaux(heure de Paris)

Medical XpressEN
0000

À lire ensuite

Commentaires

Chargement du fil…

Connectez-vous pour écrire un commentaire. Se connecter