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Le dexrazoxane réduit de 68 % les hémorragies du cœur après un infarctus grave

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Traduit par IA, langue d’origine : anglais — voir le texte original. 2 langues disponibles, la vôtre s’ajoute en un clic.

L’artère est ouverte, mais le muscle cardiaque peut encore saigner. C’est le problème ciblé par l’essai de phase 2 SHIELD-MI mené à la faculté de médecine de l’université de l’Indiana, dans lequel des adultes victimes d’infarctus graves ont reçu du dexrazoxane par voie intraveineuse avant, pendant et après une angioplastie d’urgence. Lors de la comparaison finale, le médicament était associé à une réduction de 68 % des hémorragies intramyocardiques (IMH), c’est-à-dire des saignements à l’intérieur du muscle cardiaque.

Le mécanisme est important, car rouvrir l’artère n’est que la première étape. La reperfusion — le rétablissement de la circulation sanguine — peut laisser de petits vaisseaux lésés, permettant aux globules rouges de s’infiltrer dans le myocarde, autrement dit le muscle cardiaque. L’équipe de l’Indiana a utilisé l’imagerie par résonance magnétique cardiaque (CMR) 48 à 72 heures après l’intervention pour mesurer l’hémorragie, la taille de l’infarctus, les lésions microvasculaires et la fonction du ventricule gauche.

SHIELD-MI a inclus 123 patients victimes d’un STEMI, mais sa cohorte finale analysée comptait 50 participants appariés sur le plan clinique : 25 ont reçu du dexrazoxane et 25 un placebo. Le groupe traité présentait une réduction de 34 % de la taille de l’infarctus et une fraction d’éjection du ventricule gauche plus élevée. Les chercheurs n’ont signalé aucun événement indésirable grave. Les résultats de l’essai ont été présentés au congrès de l’ESC 2026 à Munich et publiés dans l’European Heart Journal.

Concrètement, le bénéfice potentiel réside donc dans un médicament déjà utilisé en oncologie, testé à un moment précis de la prise en charge cardiaque d’urgence : immédiatement avant une ICP primaire, puis quatre, huit et 12 heures après. Si des études de plus grande ampleur confirment ce signal, les équipes de cardiologie pourraient disposer d’un moyen de limiter les lésions qui se poursuivent après la réouverture de l’artère obstruée, réduisant potentiellement le risque ultérieur d’insuffisance cardiaque ou de décès chez les patients victimes d’un STEMI.

Les limites sont claires. SHIELD-MI était un essai monocentrique, à double insu, contrôlé par placebo et à cohortes séquentielles, et ses résultats mesurent les lésions cardiaques précoces plutôt qu’une survie à long terme démontrée. L’étude justifie de poursuivre les recherches ; elle ne fait pas encore du dexrazoxane un traitement de référence.

68 %Réduction de la charge des hémorragies intramyocardiques dans le groupe traité par dexrazoxane

Sources — lire les originaux(heure de Paris)

Medical XpressEN
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