L’histotripsie hépatique concerne 972 patients aux États-Unis
Un code de facturation a permis d’observer 972 patients traités par histotripsie hépatique dans la pratique clinique aux États-Unis. À l’Université de Virginie, une équipe dirigée par Allan Tsung, professeur et directeur du service de chirurgie, a utilisé des dossiers médicaux électroniques désidentifiés pour suivre les patients ayant reçu l’intervention et les événements survenus à court terme.
Le traitement a intégré les soins courants près de trois ans après que l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux a autorisé le système d’histotripsie HistoSonics Edison pour les tumeurs hépatiques primitives et métastatiques. Dans cette cohorte nationale, 69,8 % des patients présentaient un cancer qui s’était propagé au foie, tandis que 30,2 % avaient des cancers primitifs du foie. Les cancers colorectal et du pancréas étaient les tumeurs primitives les plus fréquentes parmi les cas métastatiques ; le carcinome hépatocellulaire et le cholangiocarcinome intrahépatique étaient les principaux cancers primitifs du foie.
L’intervention s’inscrivait souvent dans une seule visite. 88,2 % des patients ont été traités dans des centres urbains en ambulatoire et sont rentrés chez eux le jour même. Les réhospitalisations et les passages aux urgences dans les 30 jours étaient tous deux inférieurs à 1 %, et les chercheurs ont décrit la toxicité comme faible.
Le chiffre le plus préoccupant est celui de la mortalité de 11,1 % dans les 30 jours, qui représente 108 patients. L’équipe de Tsung estime que ce chiffre laisse penser que certains patients ont reçu une histotripsie peu avant leur décès, dans le cadre de soins de fin de vie, plutôt que dans le seul but de contrôler localement la maladie.
Qu’est-ce que cela change pour les patients et les cliniciens ? L’histotripsie est déjà utilisée au-delà de petites séries réalisées par des spécialistes, notamment chez des personnes atteintes de cancers métastatiques agressifs. La sélection des patients devient donc la question pratique immédiate : les chirurgiens, les oncologues médicaux, les radiologues interventionnels et les hépatologues ont besoin de données comparatives plus solides pour déterminer qui est susceptible d’obtenir un contrôle du cancer ou un bénéfice en matière de survie. Les chercheurs de l’Université de Virginie estiment que des études prospectives sur les résultats et des études comparatives restent nécessaires.
Sources — lire les originaux(heure de Paris)
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