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Âge et structure du cerveau : des signes précoces de démence

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Traduit par IA, langue d’origine : anglais — voir le texte original. 2 langues disponibles, la vôtre s’ajoute en un clic.

À Amsterdam UMC, des chercheurs ont demandé à un ordinateur de faire ce que l’œil peut manquer : estimer l’âge apparent du cerveau d’un patient sur une IRM. Parmi 799 personnes suivies dans le cadre de l’Amsterdam Dementia Cohort et du projet SCIENCe, chaque année où le cerveau paraissait plus âgé que l’âge réel du patient était associée à une hausse de 6 % du risque ultérieur de démence.

Cette mesure, appelée différence entre l’âge cérébral prédit et l’âge réel, ou brain-PAD, a été calculée à l’aide des outils d’IA brainageR et cNeuro. Elle apportait des informations supplémentaires par rapport aux évaluations visuelles standard des IRM, utilisées par les médecins pour évaluer l’atrophie cérébrale. Après prise en compte de ces évaluations, chaque année supplémentaire de brain-PAD restait associée à une hausse de 4 % du risque de démence.

Le signal était le plus net chez les 412 patients présentant un déclin cognitif subjectif : des personnes qui signalaient des problèmes de mémoire, mais dont les résultats aux tests étaient normaux. Pour ces patients, chaque année supplémentaire d’âge cérébral apparent augmentait de 9 % le risque relatif d’évolution vers la démence. Les patients dont le cerveau paraissait au moins 2,6 ans plus jeune que leur âge réel avaient une probabilité de 91 à 99 % de rester exempts de démence au cours des 2 à 10 années suivantes. Chez les 387 personnes présentant un trouble cognitif léger, l’âge cérébral apportait peu d’informations supplémentaires par rapport aux évaluations visuelles conventionnelles.

Une autre équipe de l’Université d’Oslo a identifié une trace biologique plus précoce. En suivant pendant près de deux décennies des personnes en bonne santé grâce à des IRM répétées, les chercheurs ont détecté, chez celles qui ont développé ultérieurement des plaques, des changements structurels du cerveau au moins 7 ans avant que les plaques amyloïdes ne deviennent visibles en TEP amyloïde, l’examen actuellement utilisé pour repérer les premiers dépôts de plaques. Cette découverte suggère que des processus cérébraux pourraient commencer avant que les techniques d’imagerie les plus sensibles dont nous disposons aujourd’hui puissent montrer les plaques, même si les chercheurs précisent que ces changements pourraient soit contribuer à l’accumulation des plaques, soit découler d’un autre processus.

Alors, qu’est-ce qui change en pratique ? Pas de diagnostic délivré par un logiciel dès demain. Le résultat d’Amsterdam met en avant une mesure automatisée obtenue par IRM qui pourrait aider les cliniques de la mémoire à identifier les personnes présentant un déclin cognitif subjectif qui nécessitent un suivi plus étroit, tandis que le résultat d’Oslo offre aux chercheurs en médicaments une fenêtre d’intervention avant la détection des plaques. Les deux études restent des résultats de recherche : l’équipe d’Amsterdam indique qu’une validation clinique est encore nécessaire, et les chercheurs d’Oslo estiment que des travaux supplémentaires sont indispensables avant de comprendre clairement la signification de ces changements structurels précoces.

7 ansPremiers changements structurels du cerveau détectés avant que les plaques amyloïdes ne deviennent visibles

Sources — lire les originaux(heure de Paris)

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