La radiothérapie deux fois par jour liée à une meilleure qualité de vie
Un schéma de traitement anticancéreux qui oblige les patients à revenir deux fois par jour est associé à une évolution à long terme plus favorable dans les déclarations des patients. Dans l’essai NRG-LU005, mené auprès de 544 patients atteints d’un cancer du poumon à petites cellules de stade limité, la radiothérapie deux fois par jour était associée à une trajectoire de qualité de vie plus favorable que la radiothérapie administrée une fois par jour après la radiochimiothérapie.
Ce résultat doit toutefois être interprété avec une réserve importante : les patients n’ont pas été répartis aléatoirement entre les deux schémas de radiothérapie. L’analyse a donc mis en évidence une association, et non la preuve que le traitement deux fois par jour est à l’origine de la différence. L’association persistait après ajustement en fonction des caractéristiques des patients, mais d’autres facteurs ont pu jouer un rôle. Le Dr Benjamin Movsas était responsable de la qualité de vie dans l’étude et codirecteur médical de Henry Ford Cancer, dans le Michigan.
L’essai NRG-LU005 testait lui-même une autre question. Les patients recevaient une radiochimiothérapie concomitante standard, avec une radiothérapie thoracique administrée à 45 Gy deux fois par jour ou à 66 Gy une fois par jour, et étaient répartis aléatoirement pour recevoir ou non de l’atezolizumab concomitant puis adjuvant, un médicament d’immunothérapie. L’ajout du médicament n’a pas amélioré la survie globale. L’analyse s’appuyait sur des questionnaires validés remplis par les patients, portant sur le bien-être, l’état de santé général et la fatigue.
Les questionnaires montrent l’évolution de la récupération plutôt qu’un instantané. La qualité de vie s’est dégradée pendant la radiochimiothérapie, puis s’est améliorée à trois mois et est restée stable ou supérieure au niveau initial entre six et 21 mois après le traitement. Le taux de réponse aux questionnaires dépassait 85 % au départ, puis s’est stabilisé entre 60 % et 68 % ; les patients en meilleure santé, avec de meilleurs scores de performance et une meilleure fonction pulmonaire, étaient plus susceptibles de les remplir.
Ces résultats ne justifient pas encore une modification des schémas de radiothérapie : la comparaison non randomisée laisse la question de la causalité ouverte. L’essai a également constaté moins de dégradations cliniquement significatives pour une mesure dans le groupe ayant reçu l’immunothérapie — 25 % contre 38 % à 21 mois —, mais cette observation a elle aussi été influencée par les patients qui étaient encore en mesure de remplir les évaluations.
Sources — lire les originaux(heure de Paris)
À lire ensuite
- Cinq séances de radiothérapie prostatique, meilleure qualité de vie intestinale
- Une thérapie de cinq semaines préserve le rectum chez 4 patients sur 5
- Le traitement cérébral au laser est associé à une survie plus longue lorsqu’il est utilisé plus tôt
- Cancer avancé du poumon : 10 ans sans tumeur après sélénite et chimiothérapie
Commentaires
Chargement du fil…
Connectez-vous pour écrire un commentaire. Se connecter