Cinq séances de radiothérapie prostatique, meilleure qualité de vie intestinale
Pour un patient confronté à une radiothérapie de la prostate, la différence peut se compter sur les doigts d’une main ou s’étaler sur plusieurs semaines : cinq séances de SBRT contre 20 ou 28 séances d’IMRT. Dans l’essai de phase III NRG-GU005, ce calendrier plus court était associé à une meilleure qualité de vie liée à la santé intestinale à deux ans chez les 698 patients évaluables atteints d’un cancer de la prostate localisé à risque intermédiaire.
La radiothérapie stéréotaxique du corps entier, ou SBRT, administre la dose étudiée de 36,25 Gy en cinq fractions. Les traitements de comparaison reposaient sur une radiothérapie conformationnelle avec modulation d’intensité modérément hypofractionnée, ou IMRT, à 70 Gy en 28 fractions ou 60 Gy en 20 fractions. L’essai a mesuré les déclarations des patients concernant leurs fonctions intestinale et urinaire, ainsi que leur survie sans maladie.
Le résultat concernant l’intestin était concret : 34,9 % des patients ayant reçu une SBRT présentaient une baisse minimale cliniquement significative de leur qualité de vie intestinale, contre 43,8 % de ceux ayant reçu une IMRT. Les analyses longitudinales ont également associé la SBRT et l’utilisation d’espaceurs rectaux à de meilleurs scores dans le domaine intestinal. La SBRT a montré d’autres bénéfices secondaires, avec des effets moindres sur la qualité de vie liés à l’incontinence et un meilleur maintien de la fonction érectile.
Le résultat n’était toutefois pas une victoire nette. Les symptômes urinaires irritatifs et obstructifs ne présentaient pas de différence significative : 33,7 % des patients traités par SBRT contre 34,7 % de ceux traités par IMRT ont connu une modification minimale cliniquement significative. Le critère d’évaluation coprimaire de l’essai concernant la qualité de vie n’a donc pas été atteint, et l’analyse de la survie sans maladie a franchi un seuil de futilité pour la supériorité en raison d’un taux plus élevé d’échecs biochimiques, mesurés par l’antigène spécifique de la prostate, dans le bras SBRT.
Qu’est-ce que cela change en pratique ? Pour les patients éligibles et leurs équipes soignantes, l’étude soutient une option en cinq séances qui pourrait mieux préserver la qualité de vie intestinale que les calendriers d’IMRT testés, sans toutefois démontrer une supériorité en matière de contrôle urinaire ou de survie sans maladie. Ces chiffres proviennent de l’essai NRG-GU005, et Rodney J. Ellis, de l’Université de Floride du Sud, a déclaré qu’un suivi plus long était justifié ; les résultats ne permettent pas d’établir la supériorité globale de la SBRT.
Sources — lire les originaux(heure de Paris)
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