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Qnetic lance les essais à basse vitesse du volant Pulsar

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Infographie générée : 97.3% — Qnetic lance les essais à basse vitesse du volant Pulsar
Illustration générée par IA

Dans un cylindre en acier, un rotor en fibre de carbone tourne sous vide à plus de 11 000 tr/min, maintenu à distance de son axe central par des paliers magnétiques, si bien que presque rien ne frotte. C'est le cœur de Pulsar, un prototype de stockage par volant d'inertie que la start-up basée à Sacramento Qnetic a commencé à tester dans son centre technologique de Shanghai. L'appareil est encore en phase d'essais à basse vitesse. Il n'a pas encore été installé sur un réseau.

Le principe est ancien, les matériaux sont nouveaux. Le surplus d'électricité pousse le rotor à haute vitesse, et l'énergie est stockée sous forme de mouvement. Quand il faut de la puissance, un générateur transforme ce mouvement en électricité et le rotor ralentit. Plus le rotor est lourd et rapide, plus il stocke d'énergie, ce qui explique l'importance que l'entreprise accorde à la résistance de la fibre de carbone. Les volants d'inertie ont surtout servi à des décharges brèves, de quelques minutes voire quelques secondes, comme l'alimentation de secours des sites de télécommunications ou des centres de données. Qnetic veut les faire entrer dans le stockage longue durée sur le réseau.

C'est l'argument contre les batteries lithium-ion que Pratt ne cesse de marteler. Les batteries sont généralement cyclées une fois par jour, et elles s'affaiblissent à chaque cycle. Il y a cinq ans, quand Qnetic élaborait son concept, les grands systèmes de batteries en conteneurs commençaient tout juste à se généraliser, et Pratt affirme que les batteries étaient alors « trop chères », la dégradation étant le principal problème. Il soutient que des milliards de dollars ont depuis été investis dans la chimie des batteries sans résoudre la durée de vie en cycles ni la durée de vie calendaire. Le pari de Qnetic est qu'un volant d'inertie peut cycler à répétition sans perdre de capacité.

Les preuves disponibles sont encore précoces. En septembre, Qnetic a annoncé que Pulsar avait réalisé ses 100 premiers cycles continus de charge-décharge sans aucun défaut ni dégradation de capacité, un premier test et non un record de durée de vie. Par ailleurs, le moteur a produit 130 kW avec un rendement de 97,3 %. L'entreprise a installé à Sacramento une usine et son siège pour une production en petite série, et le Sacramento Municipal Utility District (SMUD) doit tester Pulsar dans le cadre d'un projet pilote mené dans une initiative de l'Electric Power Research Institute, avec un démarrage visé au premier semestre 2027.

Pour un distributeur d'énergie, la promesse est celle d'un appareil que l'on peut cycler chaque jour pendant des années, sans l'usure que montrent les batteries. La conception prévue atteindrait 500 kWh, soit quatre heures de stockage à une puissance nominale de 125 kW. Mais cette montée en capacité dépend d'un rotor plus résistant, encore en développement, et Pratt reconnaît que l'entreprise défriche un terrain nouveau avec les rotors composites, et que la capacité et les économies d'échelle restent des obstacles. Le concurrent Amber Kinetics développe lui aussi une version de ses unités de 32 kW destinée à un déploiement hors sol, dans des conteneurs maritimes en acier. Que Pulsar atteigne le réseau se décidera lors du pilote de 2027, et non en laboratoire.

97,3 %Rendement du moteur dans des essais séparés, à une puissance de 130 kW

Sources — lire les originaux(heure de Paris)

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