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Des donneurs jeunes et moins compatibles élargissent les options de greffe

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Au Sylvester Comprehensive Cancer Center de Miami, la recherche d'un donneur de cellules souches n'est plus régie par la seule règle de la compatibilité étroite. Une analyse de l'essai ACCESS a constaté une survie globale de 85,6 % un an après la transplantation chez les patients ayant reçu des cellules provenant de donneurs non apparentés plus jeunes et présentant davantage d'incompatibilités génétiques — une approche qui pourrait élargir les options pour les personnes atteintes d'un cancer du sang lorsqu'il est impossible de trouver un donneur plus compatible.

L'étude, menée par une équipe nationale comprenant Antonio Martin Jimenez Jimenez, de la University of Miami Miller School of Medicine, a examiné 268 adultes recevant des cellules souches du sang périphérique. La plupart des greffons les plus incompatibles provenaient de donneurs compatibles sur six des huit marqueurs HLA clés, les marqueurs du système immunitaire traditionnellement utilisés pour évaluer la compatibilité entre donneur et receveur. Un groupe témoin a reçu des greffons provenant de donneurs compatibles sur 7/8 marqueurs ; sa survie globale à un an était de 78,6 %.

La plateforme thérapeutique a contribué à rendre cette recherche élargie possible. Tous les patients ont reçu de la PTCy après la transplantation. Ce traitement élimine sélectivement les cellules immunitaires du donneur hautement réactives, qui peuvent attaquer les tissus sains du receveur. Il aide ainsi les cellules du donneur à s'implanter tout en réduisant le risque de GVHD — une complication grave dans laquelle les cellules immunitaires transplantées attaquent le patient. Les taux de GVHD aiguë et chronique sévère sont restés relativement faibles dans les deux groupes, tandis que les taux de rechute et de mortalité sans rechute étaient également favorables.

L'âge des donneurs n'était pas la seule variable examinée. Tous les donneurs de l'analyse ACCESS avaient entre 18 et 35 ans, ce qui a permis aux chercheurs d'étudier un groupe uniformément jeune ; les auteurs de l'étude soulignent que l'âge plus jeune peut influer sur les résultats de la transplantation. Leur conclusion est plus limitée qu'une déclaration d'équivalence : l'analyse était exploratoire, l'attribution des donneurs n'a pas été randomisée et un suivi plus long est nécessaire pour évaluer la survie, les rechutes et la GVHD chronique.

Concrètement, les patients qui ne parviennent pas à obtenir un donneur non apparenté totalement compatible pourraient disposer d'une autre voie, évaluée avec soin, vers la transplantation, plutôt que d'attendre une compatibilité parfaite qui peut être indisponible ou difficile à obtenir. Les cliniciens de Sylvester ont déjà élargi leur recours aux greffons provenant de donneurs non apparentés incompatibles, qui représentent désormais la principale source de donneurs du centre pour les transplantations allogéniques de cellules hématopoïétiques. Ces travaux incitent à choisir un donneur en fonction de plusieurs caractéristiques — et pas seulement du statut de compatibilité HLA — tout en laissant la comparaison à long terme encore à établir.

85,6%Survie globale à un an chez les receveurs de greffons provenant de donneurs plus incompatibles

Sources — lire les originaux(heure de Paris)

Medical XpressEN
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