Corée du Sud : premier test de conteneurs arctique soutenu par l'État
À 21 h 25, le PanStar Acro a quitté le nouveau port de Busan pour son voyage d'essai dans l'Arctique. Neuf jours plus tard, le navire a atteint les eaux arctiques avec 737 équivalents vingt pieds, ou EVP, dans le cadre du premier essai sud-coréen de transport de conteneurs soutenu par le gouvernement sur la route maritime du Nord, le passage longeant la côte septentrionale de la Russie.
La distance est la raison de cette expérimentation. Le trajet de Busan à Rotterdam mesure environ 13 000 kilomètres, soit environ 35 % de moins que le voyage d'environ 20 000 kilomètres par l'océan Indien et le canal de Suez. Cette route plus courte pourrait réduire la durée de navigation d'environ 10 jours. Le PanStar Acro devrait quitter l'océan Arctique autour des 7 et 8 septembre, faire escale à Felixstowe, au Royaume-Uni, puis atteindre Rotterdam autour des 12 et 14 septembre avant de regagner la Corée du Sud ; l'aller-retour devrait durer environ 45 jours.
L'économie de la route reste à déterminer. Les escortes de brise-glace, les assurances, les équipages spécialisés, les conditions météorologiques instables et l'évolution de la banquise pourraient annuler les économies de carburant. Les navires doivent également obtenir l'autorisation des autorités russes et peuvent dépendre des services russes de navigation et de brise-glace. Le ministère coréen des Océans et de la Pêche a indiqué que le calendrier restait susceptible d'être modifié.
La demande de fret constitue un autre test immédiat. Une première étude a identifié une demande potentielle d'environ 1 300 EVP, mais le navire a quitté le port avec 737 EVP. Le ministère a attribué une partie de l'écart au temps limité disponible pour réunir le fret et à l'incertitude entourant ce premier voyage. Des entreprises sud-coréennes avaient également mené des essais de transport maritime arctique en 2013, 2015 et 2016, sans qu'aucun ne débouche sur des services réguliers.
Alors, qu'est-ce qui change concrètement ? Le voyage fournit des données opérationnelles, économiques et de navigation issues d'une véritable traversée de porte-conteneurs. Ces éléments serviront à déterminer s'il est possible de mettre en place des services arctiques réguliers ainsi que des modèles de fret et d'activité viables d'ici 2030. L'essai ne démontre pas encore que la route est moins chère ou prête pour une utilisation régulière ; il montre ce qui doit être mesuré avant de prendre cette décision.
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