Des fils d’acier renforcent les chemins de câbles testés grandeur nature
La table vibrante s’est mise en mouvement sous un système de chemins de câbles suspendus de plus de 10 mètres (33 pieds) de long. Lors des essais dirigés par le professeur Kazuhiro Matsuda, de l’université Meijo, les équipements conçus pour maintenir les chemins en place ont globalement résisté. Les chemins de câbles, eux, n’ont pas tenu : sous l’effet de fortes secousses, ils se sont déformés et ont subi des dommages importants, devenant le maillon le plus fragile du système.
Cette distinction est importante dans les bâtiments où les câbles transportent l’électricité et les communications. Les hôpitaux, les aéroports, les usines, les bâtiments publics et les centres de données peuvent rester structurellement sûrs tout en voyant leurs services techniques endommagés perturber les activités ou blesser des occupants. L’équipe de recherche, qui comptait également Eisaku Asatsuma de Negurosu Denko, le professeur Kazuhiko Kasai de l’Institut de technologie de Tokyo et le professeur Huanjun Jiang de l’université Tongji, s’appuyait sur les enseignements du grand séisme de l’est du Japon de 2011, lors duquel les dommages non structurels avaient provoqué d’importantes perturbations.
La solution proposée se veut délibérément simple. Un seul fil d’acier est disposé alternativement en diagonale et dans le sens transversal, la direction changeant au niveau des éléments parasismiques et aux points médians entre ceux-ci. Selon les chercheurs, cette disposition permet au fil d’accompagner les mouvements du chemin de câbles et évite le glissement qui limite une configuration uniquement diagonale. Les essais en laboratoire ont montré que les chemins renforcés obtenaient des résultats nettement supérieurs à ceux des conceptions classiques.
Qu’est-ce que cela change en pratique ? Les propriétaires de bâtiments pourraient disposer d’un moyen léger et peu coûteux de renforcer les chemins de câbles sans modifications structurelles majeures, y compris dans les installations existantes où le remplacement d’un système complet serait perturbant. Cette solution pourrait contribuer à préserver les services électriques et de communication lors de séismes violents. La méthode n’a toutefois pas encore été déployée sur le terrain : les données proviennent d’essais grandeur nature sur table vibrante et d’essais de charge supplémentaires, et ses performances dans des bâtiments en exploitation doivent encore être établies.
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