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Hong Kong : le dépistage du VHC en prison est rentable

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Traduit par IA, langue d’origine : anglais — voir le texte original. 2 langues disponibles, la vôtre s’ajoute en un clic.

En 2023, les personnes détenues éligibles à Hong Kong se sont vu proposer un dépistage et un traitement volontaires du virus de l’hépatite C (VHC), une infection susceptible d’évoluer vers une cirrhose, un cancer du foie ou le décès. Le projet pilote a servi de point de départ à une question plus vaste : dépister suffisamment tôt les infections dans l’ensemble des établissements pénitentiaires en vaut-il le coût ? Une équipe de l’Université de Hong Kong affirme désormais que son analyse répond par l’affirmative.

Le projet pilote a relevé une prévalence du VHC de 4,1 % chez les personnes détenues, contre 0,3 % dans la population générale de Hong Kong. Cet écart donne au dépistage une cible concrète : identifier les infections avant que les symptômes ne contraignent les personnes à recourir aux soins. L’équipe de recherche a fait état d’un taux de réussite de 100 % pour orienter les participants vers des soins et obtenir l’éradication du virus avec son soutien.

Pour l’analyse économique, les chercheurs ont simulé une cohorte de 10 000 personnes détenues à l’aide d’un arbre décisionnel et d’un modèle de Markov, qui suit l’évolution des états de santé au fil du temps. La comparaison portait sur l’absence de dépistage, une situation dans laquelle les diagnostics interviennent généralement seulement après l’apparition de symptômes cliniques avancés. Un dépistage universel unique des personnes actuellement détenues, des nouveaux arrivants ou des deux groupes pourrait être hautement économiquement efficient et réduire de plus de 30 % le risque de maladie hépatique avancée.

Le modèle suggère de réorienter l’utilisation des ressources : il s’agirait de délaisser le traitement des complications, comme le cancer du foie, au profit d’un diagnostic et d’un traitement plus précoces. La téléconsultation — des soins spécialisés dispensés à distance — est également apparue comme une option économiquement efficiente et facilement extensible pour les personnes détenues, susceptible de réduire le recours aux consultations ambulatoires ou hospitalières en présentiel.

Alors, qu’est-ce qui change dans la pratique ? Hong Kong dispose d’éléments en faveur d’un dépistage systématique du VHC dans les établissements pénitentiaires, en particulier lorsque la prévalence est modérée à élevée et que les ressources de santé sont suffisantes. L’étude peut éclairer les stratégies menées dans le cadre du Plan d’action de Hong Kong contre l’hépatite virale 2025-2030, mais ses résultats concernant la maladie et les coûts sont issus d’un modèle : ils ne prouvent pas qu’un programme à l’échelle du territoire fonctionne déjà. L’objectif plus large est de contribuer à combler une lacune diagnostique : en 2024, seuls 36 % des habitants porteurs du VHC avaient été diagnostiqués et 20 % avaient reçu un traitement curatif.

4,1 %Prévalence du VHC chez les personnes détenues à Hong Kong

Sources — lire les originaux(heure de Paris)

Medical XpressEN
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