Vitamine D : meilleure cognition à 5 000 UI chez 54 adultes
Un chiffre à un test de dépistage de la démence a séparé deux groupes d’adultes plus âgés : les participants déclarant prendre au moins 5 000 UI de vitamine D par jour ont obtenu un score supérieur de plus de 13 % à l’évaluation cognitive de Montréal, ou MoCA, par rapport à ceux qui ne déclaraient pas une telle consommation. Ce résultat provient d’une étude de l’université Emory menée auprès de 54 adultes présentant des troubles du sommeil et un trouble cognitif léger (MCI), un stade intermédiaire entre le vieillissement cognitif normal et la démence.
Le MoCA mesure les capacités de mémoire et de réflexion et est largement utilisé pour dépister le risque de démence. Dans cette étude, les doses quotidiennes plus faibles de vitamine D n’étaient pas associées à de meilleurs scores cognitifs. Les performances ne différaient pas non plus selon la forme de vitamine D : la D2, généralement issue de plantes ou de champignons, ou la D3, produite après une exposition au soleil ou présente dans des aliments d’origine animale.
Le moment où intervient cette association est au cœur de l’interprétation des chercheurs. Les troubles du sommeil et le déclin cognitif apparaissent souvent conjointement, et l’étude note que 50 % des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer à un stade modéré à sévère signalent des troubles du sommeil. Victoria Pak, l’autrice principale de l’étude et professeure associée à la Nell Hodgson Woodruff School of Nursing de l’université Emory, a décrit l’association d’un MCI et de troubles du sommeil comme une période possible où des changements cognitifs apparaissent, mais où des possibilités de soutenir la santé cérébrale pourraient subsister.
Concrètement, ce résultat fournit donc aux chercheurs un facteur accessible à tester plus tôt dans l’évolution du déclin cognitif, en particulier chez les personnes présentant déjà ces deux symptômes. Il ne signifie pas encore que les patients doivent prendre des compléments à forte dose : les participants ont déclaré leur consommation, l’échantillon était restreint et l’étude préliminaire a montré une corrélation, et non un lien de causalité.
Cette distinction est importante alors que la démence due à la maladie d’Alzheimer touche plus de 7 millions d’Américains, un nombre qui devrait atteindre près de 13 millions d’ici 2050. Le résultat de l’équipe d’Emory, publié dans Sleep Medicine, ouvre la voie à une question précise pour des études de plus grande ampleur : modifier la prise de vitamine D peut-il améliorer la cognition, plutôt que d’être simplement associé à de meilleurs scores ?
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