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Deux protéines sanguines liées à la future perte d’autonomie après 85 ans

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Traduit par IA, langue d’origine : anglais — voir le texte original. 2 langues disponibles, la vôtre s’ajoute en un clic.

Dans une étude japonaise sur le vieillissement, 230 adultes âgés de 85 à 89 ans ne présentaient au départ aucune incapacité. Environ 4,5 ans plus tard, deux signaux sanguins se distinguaient : des taux élevés de bêta-2-microglobuline, ou B2M, et de cystatine C étaient associés à une probabilité accrue de perdre son autonomie fonctionnelle. Les travaux étaient dirigés par Yusuke Osawa et Yasumichi Arai, de l’université Keio, avec Luigi Ferrucci, de l’Institut national américain sur le vieillissement.

L’équipe a utilisé l’apprentissage automatique et des analyses statistiques pour examiner 29 protéines plasmatiques. Chaque augmentation de la B2M était associée à un rapport de risque d’incapacité de 1,35 ; pour la cystatine C, ce rapport était de 1,42. Ces associations se maintenaient après prise en compte de l’âge, du sexe, de la fonction rénale, des habitudes de vie et d’autres facteurs de confusion possibles. Un rapport de risque décrit l’évolution de la probabilité d’un événement dans le groupe étudié ; il ne prouve pas à lui seul qu’un facteur est la cause de l’autre.

Le résultat ne s’est pas limité au Japon. Dans l’étude italienne sur le vieillissement Invecchiare in Chianti, ou InCHIANTI, qui a suivi les participants pendant jusqu’à 15 ans, des taux élevés de B2M et de cystatine C étaient de nouveau associés à un risque accru d’incapacité, en particulier chez les personnes âgées de 80 ans et plus. D’autres protéines initialement associées à la mortalité n’ont pas été confirmées, ce qui fait du signal lié à l’incapacité pour ces deux protéines le résultat le plus constant de l’étude.

La biologie fournit une piste d’explication. Les deux protéines sont associées à la fonction rénale, tandis que la B2M reflète également une inflammation chronique de faible intensité, parfois appelée « inflammaging ». Les chercheurs suggèrent que ces processus pourraient accompagner le déclin progressif des capacités physiques, mais l’étude n’établit pas que l’une ou l’autre protéine cause directement l’incapacité.

Concrètement, alors ? Puisque la B2M et la cystatine C peuvent déjà être mesurées par des analyses cliniques courantes, elles pourraient à terme aider les médecins à repérer les personnes très âgées susceptibles de tirer bénéfice plus tôt d’un programme d’exercice, d’un soutien nutritionnel ou d’une réadaptation. Pour l’instant, elles restent des marqueurs de risque prometteurs : les cohortes montrent une association, et non une amélioration de l’autonomie grâce aux analyses sanguines ; aucune intervention préventive n’a été testée dans cette étude.

1,42Rapport de risque d’incapacité associé à chaque augmentation de la cystatine C

Sources — lire les originaux(heure de Paris)

Medical XpressEN
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