Chez des souriceaux nouveau-nés, un signal immunitaire aide le cœur à se régénérer après une lésion
Le cœur d'une souris nouveau-née peut absorber une lésion et commencer à se reconstruire. Cette fenêtre se referme au cours des premiers jours de la vie. Dans une étude publiée dans Cell Communication and Signaling, des chercheurs du Centre hospitalier universitaire de Bonn et de l'Université de Bonn ont découvert que le récepteur immunitaire TLR2 contribue à relier l'inflammation à cette brève réponse régénérative.
Le mécanisme repose sur une chaîne de signaux. Trois molécules liées au système immunitaire — CCL4, S100A8 et C1QA — activent TLR2 à la surface des cellules musculaires cardiaques. Une fois activée, cette voie a aidé ces cellules à reprendre leur cycle cellulaire, à survivre à la lésion et à éviter la mort cellulaire. Les chercheurs ont étudié à la fois une lésion cardiaque directe et une surcharge de pression, une situation qui reproduit le stress chronique imposé au cœur.
L'équipe a ensuite supprimé TLR2 par modification génétique. Les souris n'ont pas pu s'adapter au stress cardiaque et ont rapidement développé une insuffisance cardiaque. TLR2 était également exprimé à des niveaux bien plus élevés dans les cellules cardiaques des souriceaux que dans celles des adultes, ce qui laisse penser que la disparition de cette voie pourrait contribuer à expliquer pourquoi les cœurs adultes se réparent mal.
Et concrètement, qu'est-ce que cela change ? Cette découverte fournit aux chercheurs une voie biologique précise à tester, plutôt qu'un vague espoir de « réactiver la régénération ». Un futur traitement pourrait chercher à réactiver des signaux de réparation similaires à ceux des nouveau-nés après un infarctus du myocarde ou en cas d'insuffisance cardiaque, situations dans lesquelles les traitements cardiovasculaires existants ralentissent principalement la dégradation. Cette possibilité reste un objectif de recherche, pas un résultat clinique.
Le chemin à parcourir est encore long. Ces résultats proviennent d'un modèle de souris nouveau-née, et aucun traitement humain ni bénéfice clinique n'est rapporté. Pour l'instant, l'étude identifie un lien prometteur entre le système immunitaire et la capacité perdue du cœur à se réparer.
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