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Un médicament inspiré de l’escargot protège le cœur de souris

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Traduit par IA, langue d’origine : anglais — voir le texte original. 2 langues disponibles, la vôtre s’ajoute en un clic.

Un escargot en hibernation a fourni aux chercheurs une piste chimique pour résoudre un problème majeur de la transplantation d’organes. À l’Université de l’Alberta, le Dr Evangelos Michelakis et son équipe ont créé SNAP, un médicament inspiré d’une molécule naturelle de l’escargot, et l’ont utilisé pour protéger des cœurs de souris contre les dommages causés par l’interruption puis le rétablissement de la circulation sanguine.

Cette lésion en deux temps est appelée ischémie-reperfusion : les tissus sont privés d’oxygène, puis subissent à nouveau un stress lorsque la circulation revient. Les animaux en hibernation la tolèrent naturellement ; les humains, eux, ne la supportent pas. SNAP modifie temporairement la manière dont les cellules consomment l’oxygène, contribuant à placer les tissus dans ce que les chercheurs décrivent comme un sommeil métabolique profond. L’étude associe également sa protection à une reprogrammation métabolique et à l’autophagie, le processus par lequel les cellules éliminent et recyclent les éléments endommagés.

Lors d’expériences reproduisant ce processus sur des cœurs de souris, l’équipe de l’Université de l’Alberta a constaté que SNAP empêchait les lésions et préservait la fonction cardiaque. Ces travaux, dirigés par Michelakis, ont été publiés dans Nature Communications. Les chercheurs les présentent comme un transfert direct de la biologie de l’hibernation à un animal qui n’hiberne pas.

Et concrètement ? Si l’effet se confirme au-delà du laboratoire, les équipes de transplantation pourraient disposer d’un moyen de protéger les organes donnés pendant leur transport du donneur au receveur. Cela pourrait rendre utilisables davantage d’organes proposés. Une autre application pourrait consister à protéger les tissus cardiaques lors d’interventions qui rouvrent des artères obstruées après un infarctus. Pour les patients, le bénéfice potentiel serait de réduire les dommages lorsque l’apport en oxygène varie brutalement.

Le chemin vers la clinique reste long. Les données rapportées proviennent de cœurs de souris, et aucun traitement humain ni essai clinique n’est décrit. SNAP pourrait aussi avoir un intérêt pour les tumeurs, la médecine de la longévité et même l’induction de l’hibernation chez des astronautes lors de voyages spatiaux très longs, mais ces applications restent à l’état d’hypothèses.

Sources — lire les originaux(heure de Paris)

Medical XpressEN
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