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Un médicament oral issu du microbiome dope l’immunothérapie anticancer chez la souris

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Traduit par IA, langue d’origine : anglais — voir le texte original. 2 langues disponibles, la vôtre s’ajoute en un clic.

Une souris atteinte d’un mélanome, d’un cancer colorectal ou d’un cancer du sein a reçu par voie orale un composé dérivé de l’intestin. Associée au blocage des points de contrôle immunitaires — un traitement qui libère les freins naturels du système immunitaire —, la formulation a éradiqué les tumeurs dans les modèles des chercheurs de l’université du Michigan et laissé derrière elle une mémoire immunitaire durable.

Le composé est l’acide 3,4-dihydroxybenzoïque, ou DHB, un métabolite produit par les bactéries intestinales lorsqu’elles dégradent les fibres alimentaires. L’équipe a découvert que le DHB entraîne les lymphocytes T à devenir des lymphocytes T mémoire : des cellules qui se multiplient rapidement et contribuent à maintenir une attaque contre le cancer. C’est important, car l’immunothérapie ciblant les points de contrôle peut échouer lorsque les lymphocytes T perdent progressivement leur capacité à tuer les cellules et cessent de se diviser.

L’origine naturelle du DHB n’en faisait pas pour autant un médicament facile à utiliser. Il est mal absorbé et rapidement éliminé par l’organisme. Les chercheurs ont surmonté cette limite en créant un promédicament, un précurseur inactif qui devient actif dans les tissus ciblés, et en l’enfermant dans une enveloppe protectrice de nanoémulsion pour l’administrer par voie orale.

L’étude, publiée dans Nature Nanotechnology, a testé le traitement dans des modèles murins de mélanome, de cancer colorectal et du sein. Les chercheurs ont également constaté que le DHB améliorait la thérapie par cellules CAR-T — un traitement qui reprogramme les propres cellules immunitaires du patient afin qu’elles reconnaissent le cancer. James Moon, professeur de sciences pharmaceutiques à l’université du Michigan et membre du Rogel Cancer Center, a déclaré que l’équipe espérait que les résultats obtenus chez la souris se confirmeraient lors d’essais cliniques chez l’humain.

Qu’est-ce que cela change en pratique ? Si l’effet résiste aux essais chez l’humain, une formulation orale pourrait offrir aux thérapies ciblant les points de contrôle et aux traitements par cellules CAR-T un moyen supplémentaire de maintenir l’efficacité des cellules immunitaires. Pour l’instant, cette possibilité reste en avance sur les données disponibles : les résultats rapportés proviennent de souris et aucun résultat d’essai chez l’humain n’est décrit. Les chercheurs continuent de tester d’autres composés susceptibles d’améliorer l’activité du système immunitaire et espèrent que leurs méthodes de formulation de nanomédicaments pourront se révéler utiles dans le traitement des maladies auto-immunes.

Sources — lire les originaux(heure de Paris)

Medical XpressEN
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