Plus de prises VE valent mieux que plus de puissance
Sur un site public de recharge, le chiffre le plus utile pourrait être le nombre de prises accessibles aux conducteurs, et non la puissance maximale affichée sur le panneau. L’analyse menée par Kempower sur des sites nord-américains connectés à son logiciel ChargEye a révélé que les sites dotés de huit prises ont délivré 128 342 kWh, soit plus du double des 61 453 kWh enregistrés pour ceux qui en comptaient quatre.
La relation était significative, mais ne prouvait pas un lien de cause à effet. Le nombre de prises affichait une corrélation de 0,63 avec le taux d’utilisation du site, contre 0,228 pour la puissance totale de recharge installée. Le livre blanc de Kempower ne précise ni le nombre de sites étudiés, ni la durée de l’observation, ni le mode de calcul de l’utilisation, ni si l’analyse tenait compte de l’emplacement, du trafic, des tarifs, de l’âge et de la fiabilité des sites.
Le mécanisme repose sur le partage de puissance. Le système de recharge distribuée de Kempower relie plusieurs prises à une unité de puissance centralisée, tandis qu’un logiciel transfère l’électricité entre les véhicules par paliers de 25 kW, en fonction de ce que chaque voiture peut accepter. Si la courbe de recharge d’un véhicule passe de 250 kW à 100 kW, la capacité inutilisée peut être transférée à un autre ; lorsqu’une capacité suffisante est disponible, un véhicule peut recevoir jusqu’à 320 kW.
Selon Kempower, les sites utilisant la recharge distribuée affichaient en moyenne un taux d’utilisation supérieur de 83 % à celui des sites équipés de bornes à puissance fixe. Son analyse suggère de prévoir environ 100 kW de puissance disponible par prise lorsque tous les connecteurs sont occupés, plutôt que de dimensionner le raccordement au réseau pour atteindre simultanément la puissance maximale de chaque chargeur.
Qu’est-ce qui changerait en pratique ? Les opérateurs pourraient offrir un accès à davantage de conducteurs et laisser le logiciel répartir un budget de puissance partagé à mesure que la demande de recharge évolue, ce qui permettrait potentiellement d’éviter un raccordement au réseau surdimensionné. Il s’agit d’une piste de conception, pas d’une garantie : les chiffres montrent une corrélation et aucune étude indépendante de cette analyse n’a été publiée.
Sources — lire les originaux(heure de Paris)
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