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Le dispositif de fusion chinois BEST vise une première production d’électricité d’ici 2030

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Traduit par IA, langue d’origine : anglais — voir le texte original. 2 langues disponibles, la vôtre s’ajoute en un clic.

À Hefei, dans l’Anhui, des ouvriers assemblent une gigantesque machine à fusion en forme de donut à partir de huit segments en forme de quartiers d’orange. Une fois réunies, les pièces formeront la cavité fermée où le plasma brûle et où se produisent les réactions de fusion. Le dispositif s’appelle BEST, l’expérience chinoise de fusion compacte, et son programme de recherche vise à démontrer les premiers kilowattheures d’électricité produite par fusion d’ici 2030.

Cet objectif marque un changement dans ce que la Chine attend de ses « soleils artificiels ». EAST, l’Experimental Advanced Superconducting Tokamak, plus ancien, a déjà maintenu un plasma à 100 millions de degrés Celsius pendant 1 066 secondes, un record mondial rapporté en janvier 2025. Après une nouvelle avancée à deux cents millions de degrés en mars 2025, BEST doit aller au-delà de la démonstration que des réactions de fusion peuvent se produire : il est construit pour tester un système d’ingénierie complet et cyclique, capable de produire de l’énergie de manière stable.

La machine de Hefei n’est pas la seule voie explorée par la Chine. À Chengdu, des ingénieurs accélèrent la construction d’un cylindre en acier inoxydable de plus de 20 mètres de long, le premier dispositif chinois de fusion utilisant une configuration linéaire à champ inversé. Son entrée en service est prévue à la fin de 2026, avec pour objectifs d’atteindre des dizaines de millions de degrés et de produire des neutrons utilisables commercialement. Comparée à la grande conception toroïdale des tokamaks, la machine linéaire suit une voie plus compacte.

La technologie entraîne également dans son sillage tout un réseau industriel. Les dispositifs de fusion nécessitent des matériaux supraconducteurs et des métaux spéciaux, ainsi que des aimants, des systèmes à vide, cryogéniques, de chauffage et d’alimentation électrique. Des composants comme la première paroi et le divertor sont directement exposés au plasma. Une partie de cette ingénierie s’étend déjà à la médecine : en août 2026, un dispositif de protonthérapie supraconducteur développé en Chine a traité le premier sujet d’un essai clinique, tandis que l’expertise en matière de sécurité, de tests et de compatibilité électromagnétique issue de la protonthérapie alimente en retour les travaux sur BEST.

Qu’est-ce que cela change, concrètement ? Si BEST atteint son objectif de 2030, la Chine aura démontré la production d’électricité issue de la fusion, et non plus seulement la création de conditions extrêmes dans un plasma. Cela resterait toutefois insuffisant pour constituer une centrale électrique commerciale. Des dizaines d’entreprises chinoises de la fusion ont bouclé des financements au premier semestre 2026, pour un total de plus de 7 milliards de yuans.

1 066 secondesFonctionnement en régime stationnaire du plasma d’EAST à 100 millions de degrés Celsius

Sources — lire les originaux(heure de Paris)

PandailyEN
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