Une étude cartographie deux rythmes cérébraux dans la maladie de Parkinson
Lors d’une intervention de stimulation cérébrale profonde au centre médical UT Southwestern, des électrodes étaient implantées tandis que les chercheurs enregistraient simultanément l’activité électrique de plusieurs régions cérébrales. Chez 23 patients atteints de la maladie de Parkinson, l’équipe n’a pas identifié un seul rythme bêta anormal, mais deux : des signaux bêta de basse et de haute fréquence circulant dans le réseau de contrôle des mouvements.
Ces profils n’étaient pas interchangeables. Les chercheurs ont identifié des localisations, une temporalité et des fonctions possibles distinctes pour les deux signaux : une activité rapide reliait le cortex moteur au globus pallidus externe, tandis qu’une activité anormale plus lente devenait plus forte dans le globus pallidus interne. Les enregistrements révèlent une séquence entre des régions connectées plutôt qu’une perturbation isolée dans une seule zone.
Cette observation modifie la cartographie thérapeutique. Les symptômes de la maladie de Parkinson — notamment la lenteur des mouvements, la rigidité et le tremblement au repos — sont associés à un déficit en dopamine, un messager chimique, ainsi qu’à une activité électrique anormale dans le cerveau. Le modèle proposé par l’étude indique que la coordination, la temporalité et la direction pourraient compter autant que l’intensité de l’activité bêta.
Qu’est-ce que cela change pour les patients ? La DBS actuelle — la stimulation cérébrale profonde, qui délivre des impulsions électriques contrôlées par l’intermédiaire d’électrodes implantées — utilise généralement une stimulation constante pour réduire l’activité neuronale anormale et améliorer les troubles moteurs. Les résultats de l’UT Southwestern pourraient guider de futurs systèmes capables de mesurer séparément les rythmes bêta de basse et de haute fréquence, puis d’ajuster la stimulation avec davantage de précision et de réactivité.
Il s’agit encore d’un résultat de recherche, et non d’une amélioration démontrée de la DBS clinique. Les signaux ont été enregistrés pendant l’intervention d’implantation, et les chercheurs n’ont pas montré ici que le ciblage séparé des deux rythmes améliorait les résultats. Jeong Woo Choi, Nader Pouratian et leurs collègues ont publié ces travaux dans Cell Reports Medicine en 2026.
Commentaires
Chargement du fil…
Connectez-vous pour écrire un commentaire. Se connecter