Programme de maternité : 22 % de décès périnatals précoces en moins
Un registre numérique des naissances est devenu bien plus qu’un outil d’archivage dans 16 maternités au Bénin, au Malawi, en Tanzanie et en Ouganda. Il fournissait un retour aux équipes soignantes pendant le projet — et le risque de décès périnatal précoce a diminué de 22 %, selon une étude dirigée par Karolinska Institutet et publiée dans Nature Medicine.
Le programme ciblait la prise en charge du travail plutôt qu’un équipement particulier. Les femmes, les familles et le personnel soignant ont d’abord identifié ensemble les obstacles. Les chercheurs ont ensuite associé une formation destinée aux sages-femmes et aux autres professionnels des maternités à un soutien hospitalier à l’amélioration de la qualité et à un accompagnement des responsables des maternités. L’étude a suivi 134 630 femmes et 139 300 nouveau-nés.
Le critère d’évaluation incluait les mortinaissances et les décès survenant au cours des premières 24 heures de vie. Les chercheurs ont également fait état d’une réduction de 19 % des complications liées au manque d’oxygène chez les nouveau-nés. La surveillance du rythme cardiaque fœtal s’est améliorée pendant l’étude, tandis que la proportion de césariennes a légèrement augmenté. L’équipe a indiqué que cette évolution pourrait témoigner d’une détection plus précoce des complications et d’une intervention plus rapide.
L’ampleur du problème reste considérable. Chaque année, environ un million d’enfants ne présentent aucun signe de vie à la naissance en Afrique subsaharienne, et le risque qu’un enfant meure pendant l’accouchement est environ 40 fois plus élevé qu’en Europe, indique le rapport. Claudia Hanson, de Karolinska Institutet et chercheuse principale de l’étude, a déclaré que ces résultats montrent que les soins de maternité peuvent s’améliorer même lorsque les ressources sont limitées et que les sages-femmes travaillent sous une forte pression.
Concrètement, les hôpitaux peuvent donc combiner une formation conçue localement, un soutien au management, des démarches d’amélioration de la qualité et un retour en temps réel pour renforcer leurs équipes soignantes — plutôt que de se contenter d’acheter un nouvel outil. Ces résultats proviennent d’un essai mené en milieu hospitalier, et la prochaine étape pour les chercheurs consiste à tester de meilleures méthodes d’interprétation de la souffrance fœtale, notamment avec des outils d’aide à la décision fondés sur l’IA et des recommandations améliorées.
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